Un premier album « live » au Ste-Angèle pour Olivier Madore-Millette

Le Olivier Madore-Millette festif du dimanche au Ste-Angèle se dévoile sur son premier album solo. L'organiste de Québec a enregistré huit pièces soul-jazz en direct de ce mythique bar.

Un premier album « live » au Ste-Angèle pour Olivier Madore-Millette | 14 mars 2024 | Article par Thomas Verret

Olivier Madore-Millette lance son premier projet solo « Live au Ste-Angèle ». Comme le nom l’indique, il s’agit d’un album enregistré en direct du légendaire bar du Vieux-Québec.

Crédit photo: Thomas Verret

Le Olivier Madore-Millette festif du dimanche au Ste-Angèle se dévoile sur son premier album solo. L’organiste de Québec a enregistré huit pièces soul-jazz en direct de ce mythique bar.

Ce résident de la basse-ville a offert ces prestations rythmées à point, les 25 et 26 août derniers, au petit club de jazz du Vieux-Québec réputé pour son ambiance intime, où il se produit plusieurs fois par semaine avec son orgue depuis maintenant huit ans.

« C’est la place probablement où j’ai le plus joué à Québec. Je dois être rendu comme à 500 shows », raconte le musicien de 31 ans rencontré au café colombien Tintico.

Olivier Madore-Millette livre ainsi un « live » au Ste-Angèle, où règne une énergie sans pareille déployée par un public passionné de musique.

« C’est vraiment la place pour ça. J’ai beaucoup appris en jouant là-bas. Je trouvais ça le fun de ramener ça tout ensemble. Je trouve que ça fait partie de mon jeu et de comment je me suis développé comme musicien », exprime celui qui a fait ses études en orgue classique et en piano jazz à l’Université Laval.

Six musiciens à l’oeuvre

Olivier Madore-Millette a composé trois pièces de l’album, qui comprend également quatre reprises de John Patton, un organiste qu’il affectionne particulièrement, de même qu’un titre composé par le batteur Loïc Du Sablon. Outre ce dernier, les saxophonistes Aaron Wolf et André Larue, le guitariste Didier Archambault et le percussionniste Dayron Luis San Juan Muguercia s’en donnent à cœur joie pendant plus d’une heure au Ste-Angèle.

« Ce sont des personnes avec qui j’ai jouées quand même assez souvent au fil des années. J’avais envie de me lancer dans un projet soul-jazz comme ça avec des gens que je connaissais et dont j’apprécie la façon de jouer. Je savais que ça sonnerait bien ensemble », mentionne le natif de Trois-Rivières.

Dans l’instant présent

Travaillant habituellement en studio pour l’enregistrement des albums de son groupe de jazz progressif Pulsart trio, Olivier Madore-Millette avait le goût, cette fois, d’y aller avec une démarche qui laisse toute la place à la spontanéité, voire à l’improvisation par moment.

« Le jazz, c’est quelque chose qui se passe dans le moment », souligne-t-il.

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« Je trouvais ça intéressant d’aller chercher ça, cet esprit-là, de ”OK on le fait” (…) parce que chaque soir, c’est ce qu’on fait, on improvise. Le début et la fin des pièces sont écrits, oui, mais entre les deux, on improvise un peu chacun notre tour. On voulait capturer ces moments-là. »

Du jazz d’antan qui « groove »

La première pièce de l’album Blues for JOS, s’accompagnant d’un vidéoclip, se veut un hommage au grand organiste de jazz américain, James Oscar Smith, dont l’instrument de prédilection était, tout comme Olivier Madore-Millette, un orgue Hammond.

Celui-ci a composé la musique de Live au Ste-Angèle dans son appartement de Saint-Sauveur. À l’intérieur, on y retrouve justement deux orgues Hammond des années 50. Cet instrument électronique à clavier est bien différent des orgues à tuyau observables dans les églises. Son amplificateur tournant et ses quatre moteurs peuvent produire des sonorités soul-jazz, blues, reggae, gospel et même rock parfois.

« Ça crée un effet particulier que peu d’instruments font », explique Olivier Madore-Millette, rare organiste jazz au Québec.

Les techniciens comme lui sont d’ailleurs peu nombreux dans la province.

« J’apprends donc à les entretenir, c’est une pièce de notre histoire », dit-il.

En plus d’être une pièce d’antiquité, cet instrument pèse plus de 400 livres sans son amplificateur.

Pour cette raison, Olivier Madore-Millette utilise en spectacle un émulateur d’orgue digital offrant des sonorités authentiques.

Cette musique jazz festive est moins à la vogue de nos jours. Le principal intéressé, qui adore aussi le jazz contemporain, avait envie d’exploiter ce répertoire plus dansant, ce qu’il propose tous les dimanches au Ste-Angèle depuis quelques années déjà. Même s’il n’y a pas beaucoup de place pour danser, les gens prennent leur pied dans ce minuscule bar.

« J’aime le côté moins intellectuel, plus dans le ressenti. On se casse moins la tête avec ça. Je pense que ça rejoint les gens plus facilement, comme musique », estime cet amoureux du jazz, du soul et du blues « groovy », un genre musical jadis davantage populaire, particulièrement dans les années 60-70.

L’album « Live au Ste-Angèle » est disponible sur les plateformes et sur le Bandcamp d’Olivier Madore-Millette.

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