Les choses se passent dans Saint-Sauveur

Démolitions, constructions, nouvelles unités d'habitation, nouveau CPE et même des logements sociaux à venir : les choses bougent dans Saint-Sauveur, les choses changent dans le quartier.

Les choses se passent dans Saint-Sauveur | 26 avril 2024 | Article par Thomas Verret

La démolition du restaurant Kalimera, pour faire de la place à des logements, à un CPE et à un commerce, soit un bloc de 5 étages sur le boulevard Charest et de 3 étages sur la rue Hermine.

Crédit photo: Thomas Verret

Démolitions, constructions, nouvelles unités d’habitation, nouveau CPE et même des logements sociaux à venir : les choses bougent dans Saint-Sauveur, les choses changent dans le quartier.

La démolition du restaurant Kalimera a débuté plus tôt cette semaine et se poursuit toujours au coin du boulevard Charest et de la rue de l’Aqueduc. Le groupe Medway y construira plus d’une cinquantaine de logements et un CPE d’environ 100 places, en plus d’aménager un espace pour loger un commerce. Il y a quelques semaines, c’était l’ancien bar Kirouac qui passait sous les pics des démolisseurs. La coopérative d’habitation Les Jardins d’Alchémilles et ses 28 logements sociaux prendront place dans un nouvel immeuble, à l’angle des rues Kirouac, Saint-Luc et de l’Aqueduc.

Le terrain de la coop Les Jardins d’Alchémilles.
Crédit photo: Thomas Verret
Des images de la démolition de l’ancien bar Kirouac.
Crédit photo: gracieuseté

« Il y a des gros projets dans Saint-Sauveur, c’est bouillonnant pour la vie civique », souligne la présidente du conseil de quartier. Myriam Nickner-Hudon note les arrivées et les départs, qui sont monnaie courante dans ce secteur de la basse-ville de Québec.

« Ça bouge. Ça change », observe cette résidente de longue date.

Mme Nickner-Hudon y voit « des gains », dont les logements sociaux « qui vont se faire dans le quartier », « un tour de force » à ses yeux considérant la complexité du financement pour ce genre de projets, spécialement avec le palier provincial, ainsi que le futur centre de la petite enfance (CPE) et ses 97 nouvelles places en garderie, incluant 15 pour poupons, pour les familles locales.

« C’est réservé aux résidents locaux, ton code postal t’offre une place, 100 places, c’est quand même énorme, parce qu’il y a beaucoup de familles ici. »

Garder la « twist locale »

La présidente du conseil de quartier rappelle cependant la nécessité d’ajouter encore davantage d’unités d’habitation dans Saint-Sauveur – des logements de toutes les typologies – de même que la perte de nombreux commerces locaux dans les dernières années, dont le plus récent en liste, le resto à déjeuner Kalimera.

« On a perdu beaucoup de commerces historiquement », ajoute Myriam Nickner-Hudon.

Des endroits où les gens du quartier « faisaient leur épicerie » de tous les jours ou presque, comme Amine, La Locale et le Marché St-So. Des professionnels ont aussi quitté Saint-Sauveur dernièrement, comme des médecins, des coiffeuses, des barbiers, sans oublier le départ sous peu de la microbrasserie Le Griendel.

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« Alors il y a plein de commerces de proximité, des services, qu’on a perdu pis c’est difficile de reprendre ces endroits-là, souvent, c’est converti en logements », soutient Mme Nickner-Hudon.

« On a besoin d’autres types de commerce pour faire la complémentarité avec ce qu’il y a, et ce qu’il n’y a pas encore dans Saint-Sauveur. J’taurais dit qu’il ne manque pas de salons de coiffure (…) sauf que là finalement, il en reste un petit peu moins aujourd’hui sur Saint-Vallier! »

« Ce renouvellement est quand même important. Ça fait partie du cycle normal de la vie, d’une rue commerciale. Être en business, une petite entreprise, c’est un défi constant. (…) On espère juste que ce sont des commerces intéressants, uniques, comme le quartier, qui vont rester, pour garder la twist locale. »

Nostalgie…

Les gens sont d’ailleurs nombreux à pleurer la perte du Kalimera ces jours-ci.

« C’était comme la bonne place pour aller déjeuner », indique la président du Conseil de quartier Saint-Sauveur. Myriam Nickner-Hudon avait pour sa part l’habitude d’y partager un repas avec des proches, ses amis, son père, sa grand-mère, etc.

« C’était un bel endroit pour se rencontrer pis bien manger. C’est dommage quand même d’avoir perdu une institution comme ça, mais la restauration, c’est tellement difficile, c’est un domaine où il est difficile de léguer, à transmettre, si tu n’as pas d’héritier. »

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