Le centre Édouard-Lavergne, « l’oublié » de la basse-ville

Les résidents du Bas-Bijou partagent le souhait que des projets se développent au centre Édouard-Lavergne, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. C'est le constat d'une consultation menée plus tôt cette année par des citoyens et des groupes communautaires de ce secteur du quartier Saint-Sauveur.

Le centre Édouard-Lavergne, « l’oublié » de la basse-ville | 19 octobre 2023 | Article par Thomas Verret

Crédit photo: archives

Les résidents du Bas-Bijou partagent le souhait que des projets se développent au centre Édouard-Lavergne, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est le constat d’une consultation menée plus tôt cette année par des citoyens et des groupes communautaires de ce secteur du quartier Saint-Sauveur.

Mercredi soir au conseil de quartier, Céline Henrioux de la Concertation Saint-Sauveur a présenté les résultats de cette récente enquête, à laquelle 116 personnes ont répondu. Les répondants sont principalement des habitants du Bas-Bijou, un secteur délimité à l’est pas le boulevard Langelier et à l’ouest par la rue de l’Aqueduc.

Attentes citoyennes

Les désirs de la population locale sont les suivants : transformer le stationnement et le parc du centre Édouard-Lavergne en un espace vert multifonctions, y aménager un lieu de rencontre et un îlot de fraîcheur, réaffirmer la vocation communautaire par la bonification de l’offre d’activités et de services.

« Ce qui est sorti quand même assez fort, c’est que le centre Édouard-Lavergne est bien connu, mais peu fréquenté », a souligné l’agente de liaison pour la Concertation Saint-Sauveur.

Difficultés d’accès

Les citoyens souhaitent davantage d’activités culturelles, sportives, sociales et de loisirs.

« Il y a beaucoup de difficultés d’accès aux activités dues au manque de choix dans le secteur », a précisé Céline Henrioux.

Les gens ont aussi de la difficulté à accéder à la nourriture.

« Il n’y a pas d’épicerie au Bas-Bijou et les épiceries extérieures au secteur sont trop loin. »

L’offre en matière de commerces et de services de proximité est pauvre également. Il n’y a pas non plus de « lieu collectif rassembleur » facilement accessible dans les environs.

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« Pour l’ensemble de ces éléments, on note vraiment un vif intérêt pour qu’il y ait un développement en ce sens », a résumé Mme Henrioux.

Manque d’espaces verts

Le secteur du Bas-Bijou représente un grand îlot de chaleur. La distance constitue un obstacle pour se rendre dans les parcs, accéder à de la verdure, à des jeux d’eau aussi.

« Il y a beaucoup d’idées qui ont été soulevées quant à l’amélioration et au verdissement des espaces extérieurs du centre Édouard-Lavergne. »

Le centre communautaire de la rue Arago ouest apparaît comme « un lieu stratégique » pour répondre aux différents besoins identifiés.

« Il y a une opportunité d’en faire un espace pour et par la communauté, pour les citoyens et citoyennes. »

Mme Henrioux a finalement sollicité le Conseil de quartier de Saint-Sauveur pour que celui-ci agisse comme « courroie de transmission » auprès de la Ville de Québec, propriétaire du centre Édouard-Lavergne.

La présidente « ne voit aucun problème » à soutenir cette mobilisation citoyenne, dans la mesure du possible, des capacités de l’organisme.

« On veut bien donner du temps, de l’amour et du jus de cerveau pour que, peut-être, ça devienne réalité prochainement », a indiqué Myriam Nickner-Hudon.

Enfin, un autre administrateur, Sylvain Simoneau, a rappelé que le centre Édouard-Lavergne est depuis longtemps « l’oublié de la basse-ville ». Et surtout, il a mis en évidence la nécessité qu’un organisme porte ce dossier, ce qui n’est pas le cas présentement.

La mobilité, autre enjeu prioritaire

En outre, la question de la mobilité est importante aux yeux des résidents du Bas-Bijou, un secteur très piétonnier.

Plus de 85 % des répondants affirment y prendre des marches régulièrement. C’est sans compter les gens qui se déplacent à vélo ou par d’autres moyens de transport actif.

« Les besoins rattachés à ça, c’est plus de sécurité pour les déplacements actifs, moins de circulation routière, une meilleure desserte en transport collectif, des trottoirs en meilleurs états et accessibles à toutes et à tous », a énuméré Céline Henrioux de la Concertation Saint-Sauveur.

Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

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