Un balado pour découvrir ou rédécouvrir les savoir-faire traditionnels

Le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) a lancé le 25 janvier dernier le premier épisode du balado Culture Trad Québec, qui met en lumière des artistes et artisan.e.s qui continuent de faire vivre des savoir-faire traditionnels, comme l’artisanat autochtone, le filage ou la vannerie.

Un balado pour découvrir ou rédécouvrir les savoir-faire traditionnels | 13 février 2023 | Article par Simon Bélanger

Crédit photo: Courtoisie Conseil québécois du patrimoine vivant

Le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) a lancé le 25 janvier dernier le premier épisode du balado Culture Trad Québec, qui met en lumière des artistes et artisan.e.s qui continuent de faire vivre des savoir-faire traditionnels, comme l’artisanat autochtone, le filage ou la vannerie.

Trois épisodes, sur les cinq annoncés, sont actuellement disponibles sur les différentes plateformes de baladodiffusion. Chaque épisode, sauf celui sur l’artisanat autochtone, laisse place à une discussion entre deux personnes porteuses de tradition.

« Avec ce balado, le CQPV fait rayonner des Maîtres de traditions vivantes, c’est-à-dire des artistes et artisan.e.s au talent exceptionnel reconnu par leurs pairs, qui participent au programme national québécois, lequel s’inspire du concept des “Trésors vivants” de l’UNESCO », lit-on dans le communiqué de presse.

Le premier épisode s’intéresse au câll et à la danse. Chaque épisode laisse place à une discussion entre des porteur.euse.s de cette tradition. Dans ce cas-ci, on écoute les échanges entre Normand Legault et Yaëlle Azoulay, qui se rencontrent au Domaine de Maizerets, un lieu qui a connu son lot de veillées de danse à Québec.

« T’es un peu catalyseur du fun de la soirée. Faut que tu pousses les danseurs à avoir du plaisir, à t’écouter, c’est toi qui mène. Mais faut que tu sois supporté par tes musiciens, faut que tu les encourages. T’es à la fois musicien et danseur », résume le câlleur d’expérience Normand Legault, dans cet épisode.

«  Y’a rien comme vivre une veillée pour vraiment comprendre ce que c’est », renchérit Yaëlle Azoulay.

Les échanges sont ponctués des explications et des ajouts du narrateur Philippe Jetté, médiateur du patrimoine vivant, mais également gigueur et câlleur.

Narration et spécialiste

D’ailleurs, dans tous les épisodes, la personne responsable de la narration est aussi une porteuse de la tradition présentée.

Dans le deuxième épisode, qui porte sur le savoir-faire traditionnel anichinabé, on entend Émilie Monnet, artiste multidisciplinaire, présente le travail de Grace Ratt, une artiste de Kitiganik, en Ouatouais.

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« Grace a l’habitude d’offrir des formations auprès des groupes d’élèves et d’adultes. Elle est en demande et se déplace dans plusieurs communautés autochtones. La langue (l’anishinaabemovin, ou l’algonquin) est au cœur de son enseignement. Un legs de sa kukum Lina, sa grand-mère adoptive », raconte Émilie Monnet.

Dans chaque épisode, un.e spécialiste ajoute des explications plus scientifiques sur le savoir-faire.

Au troisième épisode, Marie-Ève Laflamme, art-thérapeute, explique comment des rituels créatifs, comme le filage ou le fléché, sont des arts qui peuvent faire du bien.

« L’action créative de filer, de tisser, nous amène souvent dans un espace élastique. Le rapport au temps se transforme et s’étire. On n’est plus dans un espace de linéarité, mais on peut disparaître un petit peu à travers le geste répétitif. Ça nous amène dans un espace méditatif », explique Mme Laflamme.

Deux épisodes à paraître

Les épisodes 4 et 5 restent à paraître, respectivement les 15 et 22 février.

Le quatrième épisode portera sur le travail du bois. On y entendra les voix d’Antoine Pelletier, un menuisier d’art, ainsi que de Didier Épars, un marin instigateur d’un projet de restauration d’une goélette.

Le dernier épisode portera sur la vannerie, l’art de tisser des fibres végétales. Celui-ci s’intéresse plus spécifiquement au tressage de paniers.

Chaque épisode est aussi ponctué de performances musicales et de chansons traditionnelles, enregistrées spécialement pour le balado.

Il est possible d’écouter le balado sur différentes plateformes d’écoute : Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc. Les épisodes sont aussi disponibles sur le site du Conseil québécois du patrimoine vivant et sur le site de la Fabrique culturelle de Télé-Québec.

Le Conseil québécois du patrimoine vivant constitue depuis 1993 l’organisme de regroupement national en patrimoine immatériel, soutenu par le ministère de la Culture et des Communications.

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