Le Pantoum achète le 76 Saint-Vallier Ouest | 20 juillet 2022 | Article par Suzie Genest

Emilie Tremblay, directrice générale du Pantoum

Crédit photo: Carbo Photo

Le Pantoum achète le 76 Saint-Vallier Ouest

Passée à l’histoire du pickleball local, la séance du conseil municipal du 4 juillet marquait aussi un jalon pour un organisme de Saint-Sauveur. La Ville de Québec y confirmait publiquement un des appuis qui ont permis au Pantoum d'acheter le bâtiment qu’il occupe. Une nouvelle que Le Pantoum tenait à dévoiler le 20 juillet.

Cette étape de consolidation n’est pas banale pour un espace dont on taisait l’adresse à ses débuts clandestins. En 10 ans, Le Pantoum est devenu au 76 Saint-Vallier Ouest un complexe et un partenaire de création-diffusion reconnu, bien légal, pour la relève artistique locale.

« Minuit moins une » pour Le Pantoum

Acheter le bâtiment dans Saint-Sauveur a toujours été un rêve, explique la directrice générale du Pantoum Emilie Tremblay. Voilà que l’occasion s’est présentée pendant la pandémie.

« Il y a un an, on s’est rendu compte que le propriétaire avait le désir de vendre. On ne voulait pas passer à côté de ça! »

Depuis sa fondation en organisme à but non lucratif, Le Pantoum bénéficiait d’un accompagnement de la CDEC de Québec. Il y a obtenu des conseils pour monter et présenter un projet d’acquisition immobilière à financer.

« C’est pas de tout repos, en économie sociale, de présenter un projet de cette envergure-là! », résume la gestionnaire.

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Il a fallu « des longues et des longues démarches », pour toute l'équipe de l'organisme. « Je ne sais même pas comment bien le dire, combien ça a été du travail, de présenter le projet et de bien satisfaire à toutes les exigences! »

Outre la Ville de Québec, où l’organisme a eu une belle collaboration de plusieurs personnes, souligne-t-elle, il y avait d’autres partenaires majeurs. Investissement Québec, la Caisse d’économie solidaire Desjardins et la Fiducie du Chantier de l’économie sociale ont aussi financé le projet. Et il y avait une échéance, rapporte la directrice générale.

« On avait une date limite avec le vendeur. Un moins avant, on n’avait pas encore toutes les autorisations. On est allés chercher une équipe de notaires. Ça a été la course folle! Quand ce n’était pas un règlement, c’était une autre technicalité… Dans une transaction immobilière, ça arrive tout le temps. (…) Tout le monde est nouveau là-dedans. Pendant un mois, il était minuit moins une! »

En cours de route, voyant l'échéance approcher, l’équipe a craint de ne pas y arriver, mentionne Emilie Tremblay. Elle qualifie l'aventure d' « épique ». La réponse de la Ville de Québec, par exemple, est arrivée la veille du rendez-vous chez le notaire.

L'équipe du Pantoum derrière son bâtiment
L'équipe du Pantoum derrière son bâtiment
Crédit photo: Le Pantoum

Né un 20 juillet

Les nouveaux propriétaires tenaient à souligner leur acquisition le 20 juillet, date officielle de naissance du Pantoum, en 2012.

« Il y a énormément de défis qui viennent avec la gestion d’un immeuble, au-delà du complexe musical, mais on est prêts! Ça va juste prouver qu’on est là pour rester », affirme la directrice générale.

Les projets ne manquent pas, de quelques travaux d’amélioration jusqu’à la programmation annuelle.

Après le Festif ! de Baie-Saint-Paul ces jours-ci, Le Pantoum poursuivra les préparatifs pour le grand happening de son 10e anniversaire, qui aura lieu 25 au 28 août.

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