Un soutien financier pour la Maison Marie-Frédéric | 15 janvier 2021 | Article par Suzie Genest

La Maison Marie-Frédéric s'est relocalisée temporairement au 350 boulevard Langelier.

Crédit photo: Suzie Genest

Un soutien financier pour la Maison Marie-Frédéric

La Maison Marie-Frédéric, établie dans le quartier Saint-Sauveur, et l’organisme Alliance-Jeunesse Chutes-de-la-Chaudière recevront du gouvernement du Canada un soutien financier total de 340 447 $, dans le cadre de leur partenariat d'intervention auprès de jeunes victimes d’exploitation sexuelle ou de traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle.

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L'annonce en a été faite ce matin lors d'une conférence de presse réunissant le ministre de la Justice et procureur général du Canada David Lametti et Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor et député de Québec.

L'aide financière issue du Fonds d’aide aux victimes sera répartie également entre les deux organismes. Avec d'autres partenaires de services communautaires, la Maison Marie-Frédéric et Alliance-Jeunesse Chutes-de-la-Chaudière offrent un accompagnement personnalisé aux jeunes victimes d'exploitation sexuelle âgées de 16 à 30 ans, dans les régions de Québec et de la Rive-Sud.

« Le soutien financier du gouvernement du Canada permet à à la Maison Marie-Frédéric d’offrir annuellement une accessibilité accrue à de l'hébergement temporaire sécuritaire et un soutien psychosocial individualisé 24 heures sur 24, sept jours sur sept, auprès d'une vingtaine de jeunes adultes qui veulent sortir du milieu de la prostitution ou fuir l'exploitation sexuelle. D'autre part, ce financement vient bonifier notre capacité à offrir des services d'insertion socioprofessionnelle à ces jeunes qui veulent explorer un projet de vie significatif et viable », a résumé en conférence de presse Sylvain Gervais, directeur général de la Maison Marie-Frédéric.

Incidemment, la Maison Marie-Frédéric s'est récemment relocalisée de façon temporaire au 350 boulevard Langelier.

Une aide pour les plus vulnérables

Rappelant l'existence des inégalités sociales, Jean-Yves Duclos a souligné qu'en temps de crise, les inégalités « se transforment en vulnérabilités ». Les tensions individuelles et sociales croissantes observées au cours des derniers mois ont accentué des situations de violence et « augmenté les risques d'exploitation sexuelle auxquelles font face les femmes en particulier, mais aussi les membres de la communauté LGBTQ2+ et les jeunes de manière générale », a-t-il dit. Au Québec, 40 % des victimes d'exploitation sexuelle sont mineures, a-t-il ajouté.

Saluant les efforts déployés par les organismes de sa circonscription pour répondre aux besoins accrus, le député de Québec a rappelé que ceux-ci, avec « des budgets modestes et de court terme », avaient dû se procurer du matériel de protection, « s'équiper en technologie » et innover afin d'adapter leurs services aux mesures sanitaires. Ces organismes ont également essuyé des pertes, la situation entourant la COVID-19 ayant affecté le financement privé.

Le Fonds d’aide aux victimes vise à soutenir la mise au point de nouvelles approches, l’accès à la justice, l'amélioration de la capacité des fournisseurs de services, l’établissement de réseaux d’aiguillage et la diffusion des services offerts aux victimes d’actes criminels et à leur famille. Il soutient des projets et activités portés par des organismes communautaires, des organismes d’application de la loi, des gouvernements provinciaux et territoriaux qui viennent en aide aux victimes d’exploitation sexuelle et de la traite de personnes.

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