La gagnante du concours de « Mots croisés » Tanguay | 14 mars 2021 | Article par Carole Beausoleil

Coupure du Soleil. Juin 1974.

Crédit photo: Carole Beausoleil

La gagnante du concours de « Mots croisés » Tanguay

La rue Lafayette, de la paroisse Saint-Malo y’a pas si longtemps, dans le quartier Saint-Sauveur, au deuxième étage d’une maison encore debout, a vu naître ma marraine Fernande, entourée de l’amour des siens.

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Tout d’abord par ses parents, Julienne et Aimé, ses frères et ses sœurs et ensuite par les autres. Et en dessous, les Paquet; tout à côté, les voisins et les voisines, les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. L’épicerie Damase Blais, au coin de la rue Sainte-Thérèse – renommée rue Raoul-Jobin – et pas loin, les Savard et leurs chevaux.

Haut : Fernande et son frère cadet, Marcel. Rue Bouffard, 1939. Sur la gauche, en face, La Providence Saint-Malo, qui offrait à l’époque des services aux enfants. Bas : le frère aîné de Fernande, Rèné, décédé en 1922.
Crédit photo: Carole Beausoleil

Aujourd’hui encore se dresse le clocher de l’église Saint-Malo, qui apparaît de l’entrée longeant le mur de la maison ou de la fenêtre de la cuisine ou encore de l’arrière-galerie. Plus intimement, alors que la consomption emporta Rèné – avec un « è » – son frère aîné, à l’âge de quatre ans, le retour d’âge de Julienne amena le tout dernier-né plus de quinze ans plus tard dans le même quartier.

Ce passé se rappelle récemment dans Mon Saint-Molo, groupe de retrouvailles sur Facebook, et sur la coupure de journal de juin 1974 rangée par Fernande dans l’album photo conservé précieusement par son fils.

Donc, sont réunis au magasin Fernande et Maurice Tanguay pour la remise d’un prix, le temps d’une photo. Alors que Fernande regarde la caméra, un regard de bienveillante attention et de générosité profonde se dirige vers la gagnante du concours de « Mots croisés » Tanguay. Là se visionne le trait-d’union marqué par le téléviseur de marque Quasar (quel hasard!, de mon cru), qui éclaire ces deux mêmes qualités chez ma marraine tout au long de sa vie, de façon constante.

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Depuis, le temps a filé rapidement; des êtres comme Maurice Tanguay s’en sont allés, alors que d’autres sont restés ou se sont rajoutés. À présent, ces deux-là sont partis pour d’autres horizons et d’autres cieux. Pour longtemps, nous nous souviendrons d’eux comme des êtres inspirants et lumineux.