Élections fédérales 2021 : Karine Simard, Parti libre du Canada | 10 septembre 2021 | Article par Suzie Genest

Karine Simard, candidate dans la circonscription de Québec pour le Parti libre du Canada aux élections fédérales 2021

Crédit photo: Suzie Genest

Élections fédérales 2021 : Karine Simard, Parti libre du Canada

Nous avons rencontré les candidat.e.s aux élections fédérales 2021 dans la circonscription de Québec. Chacun.e a répondu à nos questions lors d’une entrevue-portrait orientée vers nos quartiers. Le 8 septembre, dans un restaurant de la rue Soumande à Vanier, nous avons rejoint la candidate pour le Parti libre du Canada, Karine Simard.

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Le parcours d’études et d’emplois de Karine Simard passe par la coiffure, les soins infirmiers et le secteur pharmaceutique, comme assistante technique. Elle suit présentement une formation en administration, pour être ajointe administrative.

Originaire de Vanier désormais installée dans Portneuf, à Saint-Raymond elle est la maman de trois enfants. Son intérêt pour la politique remonte à l’enfance, où elle s’intéressait aux émissions de radio qu’écoutait son père et le questionnait. Elle en est à sa première campagne.

Quelles sont les priorités ou valeurs du Parti libre du Canada qui vous ont amenée à joindre ce parti?

« Les valeurs du parti, c’est sûr que c’est la démocratie directe. On voit qu’en Suisse ça existe et ça fonctionne très bien. La liberté de choisir, aussi, c’est très important… C’est ce qui m’a beaucoup attiré.e Les conviction aussi : tout ce qui est essentielle à la vie doit être accessible à tous les Canadiens et Canadiennes. Je trouve que c’est très important.

Les valeurs de partage, de solidarité… Bref, tout ce qu’on avait il y a plusieurs décennies et qui a disparu avec le temps. C’est vraiment de revenir à la source, à l’humain, au citoyen. »

Qu’est-ce qui vous amène à vous présenter en politique aujourd’hui en 2021? Qu’apportez-vous de différent comme candidate?

« Comme candidate, je pense que mes expériences, mes formations, avoir travaillé dans le domaine médical, c’est sûr que la santé c’est un dossier prioritaire. Les personnes âgées pour moi, c’est prioritaire. Pour avoir trempé beaucoup dans le système de santé, avoir fait beaucoup de relation d’aide, avoir vu les conditions dans lesquelles sont les personnes âgées et les conditions dans lesquelles le système est présentement… On ne se le cachera pas, c’est défaillant,

Je pense que je pourrais apporter beaucoup, parce que j’ai été sur le terrain avec des clientèles différentes… Des gens avec des déficits cognitifs, des déficits intellectuels, j’ai fait du palliatif, j’ai touché à beaucoup, beaucoup de choses. Je pourrais apporter une contribution intéressante, comparativement à quelqu’un qui n’a jamais été sur le terrain. »

« J’avais déjà été approchée par le passé. Moi, j’ai vu Martin Gravel et le nouveau parti, quelqu’un que je connais est venu me chercher… Je suis quelqu’un de très posé, mais je suis capable de prendre ma place. […] Je suis capable de me tenir debout et défendre les convictions des autres, aussi. »

Qu’est-ce qui vous lie à la circonscription de Québec?

« Je suis native de Vanier, j’y ai habité 26 ans. Mes enfants sont tous nés ici, il y a vraiment une attache, j’ai encore beaucoup de famille ici. C’est ma jeunesse… c’est ma vie, Québec. […] J’ai travaillé en pharmacie et étudié en pharmacie ici, à Québec. »

Qu’est-ce qui distingue la circonscription, sa population, ses besoins?

« C’est une très grande circonscription, un très gros défi quand même. C’est le cœur de la ville, on est entourés d’hôpitaux, de cliniques, de plein de services… il y a des gens différents de plusieurs milieux, je pense qu’il y a vraiment quelque chose de bien à faire pour tout le monde. C’est un gros défi, mais je connais Québec, Vanier, je connais les gens, la mentalité des gens qui sont ici. Donc c’est pour moi très très rejoignable. Le cœur est ici, et je m’y connais. »

« Je me suis promenée beaucoup, je dirais que les gens ont besoin de changement. C’est ce qu’on m’a dit : on est tannés de ne pas être consulté, d’être dans un système comme celui-là […]. Quand on parle de démocratie directe, bien souvent les gens ne savent pas c’est quoi. Les gens nous parlent de liberté. Je pense qu’on est dans une période où les gens veulent complètement changer, revenir à la source, à l’essentiel. »

« Les gens veulent être consultés, peu importe le sujet. Même si je m’occupe de la santé, je suis ouverte à d’autres sujets, d’autres idées, les amener au sein du parti ce que les gens de ma circonscription veulent. »

Voici des enjeux qui intéressent particulièrement notre lectorat. Pour chacun, quel est selon vous le plus grand défi? À quoi vous engagez-vous?

Logement

« Les gens ont de la difficulté à se loger, encore plus depuis la pandémie. Ce serait nécessaire d’avoir plus de logements sociaux. Pour moi, c’est une priorité, on sait qu’il y a une grande demande, les gens s’inscrivent sur des listes et il y a 2, 3 ans d’attente. On pourrait peut-être avoir des subventions, pour que les gens puissent se loger. […] Ce n’est pas normal qu’un logement prenne 50 % ou 75 % d’un revenu. »

Transport

« Quand on regarde Montréal, on voit qu’il y a plus de transport, plus de disponibilité, on voit qu’il y en a la nuit… Ce serait probablement quelque chose à mettre en branle. Je me souviens, quand j’étais plus jeune, il y avait des autobus plus tard la nuit. Maintenant, il y a des circuits que tu peux attendre deux ou trois heures avant d’en avoir. Des fois, ça termine plus tôt… Il faudrait que ce soit plus accessible. On sait très bien qu’aujourd’hui, il n’y a pas que des gens qui font du 9 à 5 ou du 8 à 4. Il y a des gens qui travaillent de nuit comme de jour. Il faut vraiment servir la société. »

« Moi, je demanderais aux gens de Québec : qu’est-ce qu’ils veulent que je mette en place? C’est toujours le citoyen qui est au cœur des décisions. Aller chercher les réalités des gens pour construire quelque chose de bien qui réponde aux besoins, »

Environnement et verdissement

« On ne peut pas transformer la ville de Québec en forêt, mais il y aurait possibilité de faire plus d’espaces verts, des parcs, planter des arbres… Tout ce que la population veut. La jeune génération, les milléniaux, ils sont beaucoup plus conscientisés à l’environnement. Comment ils voient leur avenir? Qu’est-ce qu’ils veulent qu’on fasse? […] Moi, je ne me vois pas prendre une décision, un budget et que finalement ça ne rejoigne pas les gens. »

Itinérance et cohabitation

« Chacun a sa réalité, c’est important de répondre au plus de gens possible. Premièrement, c’est sûr qu’il manque d’endroits pour les aider ces gens-là, mettre des ressources. [...] Je sais qu’il y en a pour qui c’est leur choix, je le respecte. C’est important d’aider tout le monde, sans jugement. Comme ma mère et mon père l’ont toujours dit : on ne sait jamais comment on peut finir dans la vie… C’est important d’aider son prochain. »

« Si c’est un manque de financement, on regardera au niveau financement. Si c’est un manque de main-d’œuvre, on regardera, pour former des gens, qui vont pouvoir aider ces personnes-là à s’en sortir… »

Qu'est-ce que les citoyen.ne.s de votre circonscription vous ont appris jusqu’ici?

« Je vois qu’il y a beaucoup de souffrance, au niveau de la société. Nous, on veut vraiment remettre un climat social, un vrai bon climat social. Depuis la crise, ça a fait vraiment tout ressortir. […] Tous les problèmes qu’on avait, et qu’on était peut-être moins portés à observer parce qu’on était pris dans le métro-boulot-dodo, la frénésie de notre vie, les garderies, l’écoles, les bains…

On a pris comme une pause, on a eu le temps de réfléchir […] La crise n’a pas eu que du mauvais; maintenant, on est dans une autre énergie. […] L’énergie est là, on la sent : les gens ont l’énergie de vouloir le changement, vraiment. »

Qu’est-il important que les gens sachent ou comprennent bien quant au rôle de leur député.e fédéral.e?

« Il y a 35 % des gens qui ne votent plus, parce qu’ils n’y croient plus. Parce que ça fait longtemps qu’on est gouvernés de la même façon : on nous fait des promesses, on nous approche aux quatre ans, mais après ça, les gens n’ont plus rien à dire. Les gens se détachent de la politique parce qu’ils se disent : même si je votais, ça ne donnerait rien.

Mais oui, c’est possible pour un député d’aller demander à la population quels sont les besoins. Ici, on n’est pas habitués à ça, mais quand on va en Suisse, c’est tout à faire normal. […] Un député, une fois qu’il est élu, en arrière de son bureau, la job n’est pas terminée. Il faut aller sur le terrain, serrer des mains, rencontrer des gens, aller voir les organismes... Et après, aller porter cette voix-là à l’assemblée. On est élus pour faire valoir la voix des gens. »

« Je suis capable de prendre ma place, d’être debout pour les gens. […] Toujours dans le respect, je suis capable de faire valoir mes arguments. »

Tou.te.s les candidat.e.s confirmé.e.s au 1er septembre ont été contacté.e.s pour une entrevue. Les journalistes sont partis du même questionnaire de base, en modulant des questions de relance au besoin. Les portraits paraissent dans l'ordre où ils ont pu être complétés. Les propos des candidat.e.s ont été édités en fonction de critères de longueur, de format et de lisibilité. Les arguments, données, exemples et sources qu'ils contiennent sont rapportés sans intervention ni vérification.