Des Oblats : une exposition de voisinage | 10 août 2021 | Article par Suzie Genest

De gauche à droite, le graphiste et résident de Saint-Roch, Jeremy Hall, le photographe Guillaume D. Cyr. et Juliette Bastide, agente de communication et chargée de projets au Service d’entraide Basse-Ville.

Des Oblats : une exposition de voisinage

En prolongation de la Fête des voisins du 5 juin, une exposition prend place jusqu'au 31 août à l’Oasis Saint-Malo. Des mots de citoyens, dans un design visuel de Jeremy Hall, s’y trouvent en dialogue avec des photos de Guillaume D. Cyr.

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Le Service d’entraide Basse-Ville (SEBV) et l'initiative Voisins solidaires ont collaboré avec Action culture Saint-Sauveur pour concrétiser cette exposition à visée de médiation culturelle. Un sondage lancé par Voisins solidaires a d’abord permis de recueillir des histoires de voisinage sur le quartier. Des bénévoles et des employé.e.s en insertion au SEBV ont voté pour leurs anecdotes préférées, après s’être imprégné.e.s des images de Guillaume D. Cyr. Ils ont ensuite émis quelques idées en vue du travail de conception graphique.

Le tout a été transmis à Jeremy Hall. Le graphiste et résident de Saint-Roch, qui a aussi vécu dans Saint-Sauveur, s’est approprié les mots des citoyens et les idées partagées. Il en a fait des concepts à juxtaposer ou superposer aux images du photographe de Saint-Sauveur.

« Ce qui nous connecte »

« Ce sont deux trucs parallèles, la vision d’un artiste et celle des voisins, qui se parlent », résume Guillaume D. Cyr au sujet des œuvres de l’exposition. Les photographies sont tirées de sa trilogie réalisée entre 2017 et 2020. Elles proviennent plus particulièrement de sa première partie, inspirée de sa rue. On y voit par exemple des fils électriques, du patrimoine bâti, des arbres. Dans l’exposition, elles entrent en dialogue avec les mots Solidarité, Entraide, Partage, Bienveillance, Générosité. De brèves anecdotes de voisinage complètent le tout.

« C’est sûr que mon approche était très minimaliste, rien d’exceptionnel au niveau photographique. C’était ma vision personnelle. Les fils électriques, l’interconnectivité… Dans un quartier comme ici, on ne se connait pas tous, mais on a tous des liens communs. Je me posais la question : qu’est-ce qui nous connecte tous ensemble? On est tous dépendants quand il y a une panne électrique, on sort dehors, tout le monde se demande ce qui se passe… C’est un besoin. Je me suis mis à photographier ça et des choses qui vont disparaître, que je pense qui vont disparaître. Et effectivement, les trois bâtiments que j’ai photographiés dans la série sont disparus… »

« Comme le clocher de l’église », complète Juliette Bastide, chargée de projets au SEBV et pour Voisins solidaires. Si elle imaginait d'abord une exposition centrée sur des visages, la réflexion de l’artiste l’a vite convaincue. « Pendant la pandémie, on a vu que les fils, que l’Internet, c’est ce qui nous a maintenus en contact. »

De Saint-Malo au boulevard Langelier

On pourra d’abord voir l’exposition durant un premier mois à l’Oasis Saint-Malo, devant l’église du même nom. Par la suite, la Ville de Québec, qui apporte son soutien au projet, souhaite l’amener sur le boulevard Langelier, à l’automne, du 1er au 30 septembre. À cette occasion, un événement devrait souligner l’inauguration de l’exposition, qui coïncidera avec la rentrée culturelle.

Outre les organismes partenaires et la Ville de Québec, la députée de Taschereau Catherine Dorion a également contribué financièrement au projet, souligne Juliette Bastide.

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