Pousses en ville : verdir l’assiette en circuit court | 24 janvier 2020 | Article par Ève Cayer

Crédit photo: Pousses en ville

Pousses en ville : verdir l’assiette en circuit court

La jeune entreprise Pousses en ville démarre, et ce en accord avec les valeurs de réduction des déchets, de production et d’approvisionnement local du couple d’agriculteurs urbains à temps partiel, Marie-Noëlle Gauthier Bergeron et Martin Vézina.

Après avoir suivi une formation, il y a un an et demi, avec la Belle Verte de l’Île, le couple a expérimenté la culture de pousses et de germinations et a sélectionné les grains qui ont séduit leurs palais. Ainsi, le pois et le tournesol l’ont remporté pour les pousses et la roquette, la moutarde, les choux, les choux rave et kale, le radis daikon, le rapini et brocoli ont trouvé leur place comme micropousses.

« Bientôt, je veux essayer les pousses d’amarante, de coriandre, de betterave et de bette à carde », souligne Marie-Noëlle.

Un marché en prospection

Depuis le mois d’août, le couple teste le marché de la vente aux particuliers à la boulangerie Des pains sur la planche et à la cellule locale NousRire de Québec. Cet hiver, bien que la jeune pousse fournisse déjà la sandwicherie Fastoche, elle commencera l’exploration du marché de la restauration et commercial.

La vision de l’entreprise s’attarde à offrir des pousses fraîches en produisant le moins de déchets possible et en distribuant dans un circuit de proximité. Eux-mêmes, acheteurs dans les boutiques et services du quartier, ils souhaitent s’inscrire dans ce mouvement d’achat local.  Les pousses et les micro-pousses sont principalement offertes en vrac, afin de s’accorder avec leurs valeurs zéro déchet. Pour des préoccupations de conservation, les propriétaires ont réfléchi le peu d’emballage qu’ils utilisent et ont actuellement opté pour des contenants de plastiques recyclables fabriqués à Saint-Augustin-de-Desmaures à partir de plastique de post-consommation.

La micro-entreprise érigée à partir du désir de Marie-Noëlle et Martin de se créer un projet familial et de modifier graduellement leur mode de vie nourrit leur désir d’embrasser le changement. Le couple enseigne au Cégep Garneau, elle, dans le programme de design d’intérieur et lui, en informatique.

« J’aimerais inspirer les gens à s’informer sur l’alimentation fraîche et locale l’hiver, ça se peut avec le produit que j’offre. Le produit est hyper local, mais les graines ne le sont pas », précise Marie-Noëlle qui cherche des moyens de se procurer des graines produites au Québec.

Enfin, pour Marie-Noëlle, à défaut de vivre en campagne, amener de la verdure à l’intérieur comble son besoin de nature.