Une lettre pour la protection des arbres matures | 23 septembre 2019 | Article par Suzie Genest

Le parc Langelier est un des endroits où des arbres matures (16) seront abattus prochainement, en raison de l’agrile du frêne, a annoncé le conseiller municipal Pierre-Luc Lachance le 17 septembre.

Une lettre pour la protection des arbres matures

Dans une lettre d’opinion mise en circulation pour recueillir des signatures d’appui, Verdir Saint-Sauveur enjoint la Ville de Québec à « mieux protéger sa canopée urbaine » et notamment les arbres matures sur son territoire.

La lettre du regroupement, dont font partie des organismes locaux et des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur, cite des exemples récents d’arbres matures abattus dans le quartier :

« Le 20 juin dernier, un arbre faisant de l’ombre dans la cour d’une garderie était abattu. Plus tard dans l’été, un projet résidentiel entraîna la perte d’arbres le long du boulevard Charest. Et le 17 septembre, on apprenait que 76 arbres seront abattus à cause de l’agrile du frêne.  Au-delà des cas particuliers, il faut se demander ce qui ne tourne pas rond. Bien sûr, la maladie de l’orme. Bien sûr, l’agrile du frêne. Mais qu’en est-il de la prévention, qu’en est-il des coupes sauvages et des permis d’abattage délivrés parce que l’arbre a été malmené? »

L’annonce du 17 septembre évoquée est la « mauvaise nouvelle » transmise par le conseiller municipal du district Saint-Roch – Saint-Sauveur Pierre-Luc Lachance sur les réseaux sociaux et en entrevue à la quotidienne matinale de CKIA Québec réveille. Il y dévoilait une liste des rues et parcs où seront prochainement coupés des arbres dans les deux quartiers de son district, en raison des ravages de l’agrile du frêne. Auparavant, le 5 septembre, la Ville de Québec avait annoncé que l’agrile du frêne avait gagné du terrain et qu’au moins un millier d’arbres sur son territoire devraient être abattus.

Des mesures dissuasives

Selon Verdir Saint-Sauveur, au-delà des efforts sont consentis pour planter de nouveaux arbres afin d’améliorer la canopée du quartier, il faudrait des mesures pour protéger les arbres existants :

« Pensons à des règlements véritablement dissuasifs et posant de réelles contraintes lors de l’abattage (amendes salées, obligation de replantation, intégration dans les nouveaux développements, davantage d’inspecteurs, etc.). À court ou moyen terme, les plantations ne peuvent à elles seules compenser les abattages. »

La lettre est accessible sur la page Facebook du Comité des citoyens et des citoyennes du quartier Saint-Sauveur. Verdir Saint-Sauveur compte la faire parvenir aux médias (!) le 25 septembre, journée nationale de l’arbre.