Mouvement de solidarité pour les accidentés de La station | 31 mai 2019 | Article par Suzie Genest

Aina Rakotoarinivo, directeur général du Fonds d’emprunt de Québec, et Jean-Sébastien Noël, cofondateur et directeur général de La Ruche

Crédit photo: Capture, vidéo La Ruche

Mouvement de solidarité pour les accidentés de La station

Le 22 mai, un véhicule a foncé à grande vitesse sur l’immeuble abritant le Fonds d’emprunt, son coworking La station et ses colocataires, notamment La Ruche, à l’angle des boulevards Charest et Langelier. L’accident, en plus des dizaines de blessés à des degrés divers, a causé des dommages matériels importants. Un mouvement de solidarité lancé aujourd’hui vise à soutenir ces personnes qui font face à la reconstruction des lieux, mais aussi d’une partie de leur entreprise.

Les entrepreneurs résidents, les personnes utilisatrices des espaces de coworking à La station sont essentiellement jeunes, en situation de démarrage, de travail autonome… Des contextes professionnels sans grand filet de secours. Comme suite à l’accident, quarante-deux personnes doivent se relocaliser. Leurs équipements, comme le réseau informatique interne, ont été sérieusement endommagés par l’impact, les flammes, l’eau. Si certains dommages sont couverts par des assurances, les pertes de données, de contenus, de sauvegardes, de projets restent lourdes de conséquences.

La campagne de sociofinancement lancée ce matin sur La Ruche vise à amasser 30 000 $ d’ici la fin du mois de juin pour aider les personnes touchées à se relever de l’accident du 22 mai.

« Beaucoup d’entrepreneurs en démarrage et de travailleurs autonomes n’avaient pas d’assurances couvrant la perte des biens matériels causé par l’impact de l’accident ou l’incendie qui en a suivi. Bien que de l’aide psychologique soit assurée pour les victimes par l’entremise de divers programmes, plusieurs ne peuvent reprendre leurs activités depuis l’incident ce qui leur occasionne une perte de revenus considérable. Un exercice a été effectué par La station afin de recenser les pertes permettant de fixer l’objectif de campagne. Si ultérieurement des montants pourront être récupérés auprès d’assureurs ou d’autres programmes d’aide, le Fonds d’Emprunt Québec s’engage à ce que le montant amassé serve à l’appui direct d’entrepreneurs d’ici », peut-on lire sur la plateforme de sociofinancement.

C’est arrivé près de chez nous…

En amorce du lancement ce matin, on a pu entre autres entendre Marjorie Parenteau, stagiaire chez Next Stormwater Solutions et Jérôme Spaggiari, consultant senior de l’atelier Phusis, deux entreprises résidentes à La station. Tous deux étaient sur place le 22 mai. Ils ont témoigné de la solidarité de ceux qui ont prêté assistance aux blessés, pris les extincteurs, contrôlé la circulation.

Madame Parenteau, atteinte d’une amnésie, a remercié ceux qui lui ont porté secours et l’ont éloignée des flammes, ainsi que les services de première ligne et le personnel médical des hôpitaux qui ont accueilli les blessés. Elle a aussi formulé cet appel à tous :

« Conduire, c’est une responsabilité civile, il faut en être conscient. J’encourage chaque personne à prendre conscience de son environnement et des risques potentiels et à s’assurer d’être toujours apte mentalement et physiquement avant de prendre le volant. Faisons tous preuve de bienveillance. »

La vidéo produite pour la campagne de sociofinancement présente plusieurs personnes qui au moment de l’accident étaient à leur espace de travail, à la cafétéria… On y reconnaît notre principale journaliste Véronique Demers, qu’on peut lire chaque semaine depuis un an et demi sur Monsaintsauveur et les autres médias du réseau Monquartier. Elle s’apprêtait à partir pour une conférence de presse à l’hôtel de ville lorsque le véhicule a foncé vers elle…

On peut accéder à la campagne de sociofinancement Du drame à la solidarité sur La Ruche au https://laruchequebec.com/projet/drame-solidarite-6083/

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