Souvenirs de l’épicerie Gosselin | 27 janvier 2019 | Article par Jean Cazes

« Mon père à l’épicerie sur Père-Grenier avec sa « frock » blanche – comme on appelait cela dans le temps – et sa cravate. »

Crédit photo: Alain Gosselin, archives familiales.

Souvenirs de l’épicerie Gosselin

« Mon père a fermé son épicerie en février 1992 pour en faire un logement. Il avait alors près de 65 ans », raconte le fils de Philippe Gosselin, dernier propriétaire de l’épicerie de la rue Père-Grenier.

Pour faire suite à notre récente publication Saint-Sauveur dans les années 1960 : épicerie de la rue Père-GrenierAlain Gosselin nous partage quelques souvenirs d’époque, incluant trois photos tirées de ses archives familiales :

Mon père a œuvré pendant 47 ans dans le monde de l’alimentation, en débutant avec une première épicerie sur la rue Saint-Vallier, en biais avec le Dominion d’alors. Il n’avait pas peur de la concurrence! Il a poursuivi avec une seconde [épicerie], coin Bayard et Père-Grenier, et finalement, avec le 395, Père-Grenier.

Il a été le plus jeune épicier à obtenir un permis d’alcool. Le permis était rare durant cette période. On a déjà livré un plein camion de bières dans sa cave. Il a toujours été près des gens du quartier : il a aidé beaucoup de personnes sans qu’on le sache. Son épicerie, c’était sa passion…

Alain Gosselin a aussi tenu à nommer, outre sa famille, des personnes qui ont secondé l’épicier au cours des années : Rosaire Dorval, Georges Morin, Jean-Guy Miller, Marc-André Armstrong, Simon Lefrançois et Michel Guay.

« Notre père nous a quittés trop tôt en 2011 », conclut notre fidèle lecteur.

Merci à Alain Gosselin et sa famille pour leur précieuse collaboration.