L’année 2018 sur Monsaintsauveur : on se délecte abondamment! | 31 décembre 2018 | Article par Véronique Demers

Philippe Blouin, Nicolas Tremblay et Éric Lemay, instigateurs du Diner Saint-Sauveur.

Crédit photo: Véronique Demers

L’année 2018 sur Monsaintsauveur : on se délecte abondamment!

Les nouvelles économiques de 2018 auront été riches en gastronomie : renaissance d’un restaurant sous un nouveau concept, apparition de nouvelles enseignes, commerces établis florissants, en plus de certaines fermetures et modifications de services. Petit survol de l’année gastronomique et économique du quartier Saint-Sauveur.

Trois restaurateurs chevronnés ayant brassé des casseroles et servi de nombreux plats en Haute-Ville et en Basse-Ville ont démarré le Diner Saint-Sauveur, dans le local du défunt bar le Red Lounge, face au restaurant du même nom. Ce restaurant de quartier sans prétention revisite des plats simples, avec une pointe d’originalité et de décadence.

Dans la même veine que le Diner, se voulant accessible et abordable, la sandwicherie Franky — Johnny: les gourmands a vu le jour, à côté du comptoir de boulangerie Borderon le fils. L’emplacement n’est pas un hasard, puisque ledit boulanger est l’initiateur du projet avec un ami d’enfance, Jonathan Marcoux.

Décidément, les résidents du quartier Saint-Sauveur commencent à avoir du choix dans la boulangerie. Des pains sur la planche va voir le jour au début 2019, grâce aux initiateurs du concept, Jonathan Gagnon et Cyril Pringault. Cette boulangerie communautaire, ayant bénéficié d’un montant obtenu par le sociofinancement, proposera notamment des ateliers de fabrication de pains.

Après plus de 20 ans d’existence, le restaurant mexicain Sol Latino s’est transformé, dans un décor épuré, pour devenir El Ceviche, où les plats traditionnels péruviens sont à l’honneur.

Un guichet qui fait jaser

À mi-chemin entre la nourriture et les produits de première nécessité, la tabagie de l’Ouvrier a repris du service, après quelques années d’inactivité. Il s’agit en quelque sorte de la renaissance d’un petit patrimoine du quartier, puisque le dépanneur existe depuis 1965. La famille Nguyen (Le Quartier Général et Shogun) est à l’origine de cette initiative.

Après avoir perdu le point de services Desjardins en 2012 sur Saint-Vallier Ouest, les utilisateurs du seul guichet restant, annexé au Petit théâtre de Québec, doivent se résigner à une contrainte de plus. Le guichet en question a migré de l’autre côté de la rue, dans la pharmacie Jean Coutu, suivant les heures d’ouverture du commerce.

La designer et propriétaire de la boutique-atelier Marie-Osée sur Saint-Vallier a fermé les portes de son commerce le 5 octobre. Elle a remercié sa clientèle, notamment pour lui avoir permis de vivre de son métier. La commerçante a été deux ans dans Saint-Sauveur, après avoir tenu une boutique pendant 15 ans dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.

Un automne sous le signe du houblon

Après avoir dirigé la SDC Saint-Sauveur pendant deux ans, et avoir laissé dans son sillage la première édition de la Foire brassicole du quartier Saint-Sauveur, Gabrielle Sainte-Marie passe le flambeau à Marylou Boulianne, qui était auparavant à la SDC Saint-Roch à titre de responsable des projets spéciaux et du service aux membres.

Aussi sous le signe du houblon, la microbrasserie Griendel a fini de mettre en place en juin son propre système pour brasser ses bières, grâce à l’équipement acquis de la microbrasserie À la Fût. Olivier Savary, un des copropriétaires, a raconté à Monsaintsauveur l’aventure de cette installation ayant nécessité plusieurs ajustements.