Colette Samson, fondatrice de la Maison Revivre, pourrait être canonisée | 5 février 2018 | Article par Véronique Demers

La Maison Revivre, oeuvre de la fondatrice Colette Samson, poursuit ses activités uniquement grâce aux dons.

Crédit photo: Véronique Demers

Colette Samson, fondatrice de la Maison Revivre, pourrait être canonisée

La fondatrice de la Maison Revivre, Colette Samson, pourrait être béatifiée et éventuellement canonisée. Le curé de Saint-Sauveur–Saint-Roch, Jean Picher, porte le dossier avec soeur Thérèse Cloutier de la congrégation de Notre-Dame.

« L’évêque de Québec, Mgr Lacroix, et feu Mgr Couture, ont été très proches de Colette Samson (1923-1991). L’initiative vient d’eux, mais on m’a confié le mandat, sur lequel je travaille depuis un an », explique le curé Picher. La première étape consiste à recueillir des témoignages de personnes qui ont connu Mme Samson. « Ses écrits seront aussi examinés. Ensuite, nous allons soumettre le dossier à Rome en vue de la béatification », ajoute-t-il.

Aide aux ex-détenus

« On connaît beaucoup de saints religieux, mais des saints laïcs, ça vaut la peine de les souligner. Colette Samson a eu une importante oeuvre de miséricorde et de compassion auprès des gens dans le besoin », poursuit Mgr Picher.

Mère de famille de deux enfants, Mme Samson a commencé son oeuvre dans le quartier Saint-Roch, où elle apportait son aide aux ex-détenus de la prison d’Orsainville qu’elle avait visités. « Ils lui demandaient où ils iraient une fois sortis de prison. Elle les a soutenus. La mission s’est ensuite élargie, pour aider les hommes aux prises avec des dépendances de drogue et d’alcool, et offrir du dépannage alimentaire aux femmes et aux familles. Mais l’hébergement à la Maison Revivre est pour les hommes », précise le curé Picher.

Une mission grâce aux dons

Fondée en 1977, l’oeuvre de la Maison Revivre a commencé au moment où Colette Samson est devenue veuve. L’organisme s’est davantage fait connaître lorsqu’il a déménagé ses activités en juin 1986 à son emplacement actuel, au 261, rue Saint-Vallier Ouest. « Elle y a travaillé 5 ans, après quoi elle est décédée. L’église de Saint-Sauveur n’a jamais été aussi remplie que lors de ses funérailles. C’était une chrétienne de grande foi et profondément engagée », témoigne le curé de Saint-Sauveur–Saint-Roch.

La Maison Revivre aide les hommes aux prises avec des problèmes de dépendance et fournit de l’aide alimentaire aux femmes et aux familles.
Crédit photo: Courtoisie

La Maison Revivre vit uniquement de dons, que ce soit pour la nourriture, le matériel ou de l’argent pour payer le chauffage. L’organisme ne reçoit pas de subvention. « C’est exceptionnel. La plupart des maisons de ce genre-là reçoivent des dons de députés, de ministres », fait remarquer le curé Picher.

Célébration de lancement

Mgr Gérald Cyprien Lacroix présidera une célébration spéciale en l’honneur de Colette Samson ce jeudi 8 février à 19h30, à l’église Saint-Sauveur au 215, avenue des Oblats.

« Ce sera en quelque sorte l’engagement solennel pour l’équipe responsable du dossier. Il y aura des chants, une homélie et des prières. La célébration sera suivie d’un goûter à la Maison Revivre. Les gens présents pourront observer d’un peu plus près comment ça se passe », indique le curé Picher.

Maison Revivre
261, rue Saint-Vallier Ouest