Pierre-Luc Lachance : « le district le plus dynamique de Québec » | 12 octobre 2017 | Article par Céline Fabriès

Crédit photo: Céline Fabriès

Pierre-Luc Lachance : « le district le plus dynamique de Québec »

Le candidat d’Équipe Labeaume dans le district Saint-Roch–Saint-Sauveur, Pierre-Luc Lachance, se définit comme un progressiste prêt à titiller son chef sur des questions comme le numérique, le transport en commun et la place du piéton au centre-ville. Il répond aux questions de Monsaintroch-Monsaintsauveur sans détour lors d’une entrevue éditoriale.

Âgé de 35 ans, Pierre-Luc Lachance travaille dans le domaine événementiel et numérique et réside dans Saint-Roch depuis 2012, après deux ans dans Saint-Sauveur. « Pour moi, c’est important d’aller travailler à pied ou par des moyens comme le vélo ou l’autobus. », affirme le candidat.

Son leitmotiv comme candidat : vouloir améliorer les choses pour la ville de Québec et travailler avec les gens. Pierre-Luc Lachance met d’ailleurs les points sur les I concernant les absences aux conseils de quartier de l’ancienne conseillère municipale du district, affiliée également à l’Équipe Labeaume.

Je ne suis pas Chantal Gilbert, je suis quelqu’un qui est très proactif et qui est capable de travailler avec les gens, même si on n’est pas toujours d’accord. Je me suis engagé à être là au maximum et je veux être disponible au moins deux fois par semaine pour des rencontres avec les citoyens.

Redonner la place aux piétons

Comme plusieurs de sa génération, Pierre-Luc a adopté un mode vie où l’achat d’une automobile n’est pas une priorité. Il se déplace à pied, à vélo, en transport en commun et utilise Communauto au besoin.

Selon le candidat d’Équipe Labeaume, les déplacements au centre-ville sont à revoir au complet. Pendant la conversation, l’exemple de Nantes (France) est cité. « Ça connecte, il y a toujours un moyen de se rendre partout, c’est facile de circuler pied, on se sent en sécurité. » Il aimerait que la Ville de Québec s’en inspire en piétonnisant des rues comme Saint-Vallier Ouest dans Saint-Sauveur et Saint-Joseph Est dans Saint-Roch.

Saint-Vallier, c’est dans nos engagements de la refaire, j’espère que c’est quelque chose qui va être demandé par les citoyens.

Pour Saint-Joseph, si les gens me disent qu’il faut faire plus de place aux piétons, go. Il y a en même qui disent : il faudrait que la rue Saint-Joseph soit notre rue Sainte-Catherine [rue de Montréal] où c’est bon vivre, où c’est achalandé, où la rue est fermée à certaines périodes pour faire place aux gens. Si c’est dans cette dynamique-là, moi j’embarque.

En ce qui concerne les intersections, Pierre-Luc Lachance estime qu’il y a des endroits à revoir pour éviter que le piéton soit toujours arrêté. « Cela encourage les comportements délinquants », souligne-t-il. Selon lui, il faut comprendre « comment les gens se déplacent ». Il propose d’optimiser l’aménagement des traverses et des parcours piétonniers afin de permettre à tous de traverser en toute sécurité.

Des artères commerciales dynamiques mais fragiles

D’après le candidat, les SDC (Société de développement commercial) ne veulent pas seulement créer un tissu commercial, mais une « expérience de vie ». Une « force cachée » pas assez exploitée par les commerçants, selon lui, face à la concurrence de la vente en ligne.

C’est une expérience de venir essayer un vêtement, c’est une expérience de rentrer dans un univers, d’avoir un service personnalisé, c’est là que le prix est justifié », analyse-t-il.

Pour autant, les commerces ne doivent pas bouder la vente en ligne et doivent s’adapter à la demande de plus en plus forte. « Les commerçants qui ne se sentent pas concernés sont malheureusement ceux qui vont vivre le plus durement cette transformation de l’économie. C’est là que les deux [univers] doivent se rencontrer pour faire découvrir et créer un lien de fidélité », soutient le candidat.

Pendant l’entretien, le cas de MEC est abordé. « Une forte déception » pour Pierre-Luc Lachance. Pour remplacer ce gros joueur, il espère attirer un commerce de proximité comme la Fruiterie 440. « C’est un commerce qui aurait un grand impact et qui répondrait aux besoins des résidents. On vient rejoindre la mixité, les valeurs écologiques et ça améliore la qualité de vie des gens. »

« Vendre [son] quartier pour attirer les commerces, aider les SDC à dénicher ces commerces-là » fera partie de son travail comme conseiller, promet-il.

Le transport en commun, un incontournable

Le transport en commun est un incontournable pour Pierre-Luc Lachance, à condition qu’il soit rapide et accessible. Selon lui, le trajet du futur mode de transport structurant « doit passer par Saint-Roch et Saint-Sauveur, surtout qu’on a une population qui a une grande mixité. […] Un transport en commun fiable, qui permet de les amener partout, va aider cette population-là à continuer à vivre à Québec […] et aller dans les commerces. »

Sans nommer ce futur mode de transport structurant avant que la Ville ait étudié les 11 000 réponses reçues, le candidat de l’Équipe Labeaume avoue avoir utilisé le tramway à Nantes et avoir « adoré » son expérience. « On peut rentrer n’importe où pour composter et c’est silencieux », reconnaît-il.

Pierre-Luc défend également l’élargissement de l’autoroute Laurentienne, citant le besoin d’une voie réservée pour le déploiement du transport en commun. « Le pôle d’échange de Saint-Roch va accueillir beaucoup de transit d’autobus, que ce soit les cinq lignes de Métrobus que le RTC veut mettre en place ou la densification des Express pour s’en venir au centre-ville. »

Airbnb attire les touristes dans le district

Pierre-Luc Lachance a déjà utilisé Airbnb à l’étranger. « Je vais parfois à l’hôtel et parfois avec Airbnb, mon choix dépend de l’expérience souhaitée. « C’est ça, la liberté de choix qu’il faut offrir », explique le candidat d’Équipe Labeaume. « Avec Airbnb, j’essaye de prendre des appartements où la personne reste sur place, parce que c’est ça, l’économie du partage, à la base », poursuit-il.

Selon Pierre-Luc Lachance, Airbnb permet aux touristes de découvrir la vie de quartier. Il donne l’exemple du Marché Saint-Sauveur, où il a rencontré des touristes français et américains et leur a demandé ce qu’ils faisaient au marché. « Ces touristes ont entendu parler du Marché Saint-Sauveur parce qu’ils résidaient dans les environs, via Airbnb. »

Mais pour le candidat, Airbnb ne doit pas devenir « un bar ouvert » non plus. « Airbnb ouvre des perspectives, mais il faut bien l’encadrer, comme la limitation du nombre de jours », mentionne-t-il.