Le Cercle des fermières Notre-Dame-de-Pitié en perte de vitesse | 29 novembre 2017 | Article par Véronique Demers

L’Expo-puces du Cercle des fermières Notre-Dame-de-Pitié a attiré près de 150 personnes pendant le weekend des 25 et 26 novembre.

Crédit photo: Véronique Demers

Le Cercle des fermières Notre-Dame-de-Pitié en perte de vitesse

Manque de relève, métiers à tisser à réparer, chute du nombre de membres et bénévoles… Le Cercle des fermières Notre-Dame-de-Pitié du quartier Saint-Sauveur, ayant fêté ses 30 ans d’existence en 2016, a connu des jours plus heureux.

« On n’a pas de site web; on a de la difficulté parfois avec les courriels. On est une quarantaine, mais on a déjà été 70 membres. Notre moyenne d’âge est de 50 ans, si l’on inclut quelques jeunes dans la vingtaine. L’an dernier, on avait 15 bénévoles et cette année, on en a une dizaine », exprime la présidente Hélène Lafrance, en marge de l’Expo-Puces ayant eu lieu les 25 et 26 novembre, au Centre Édouard-Lavergne.

L’ébéniste François St-Jean, un des artisans de l’Expo-Puces du Cercle des fermières Notre-Dame-de-Pitié au Centre Édouard-Lavergne.

Près de 150 personnes sont venues à l’événement, principale source de financement du Cercle des fermières Notre-Dame-de-Pitié. « Normalement, on organise une autre activité au printemps, mais ce n’est pas certain, par manque de ressources humaines. Quelques bénévoles et moi-même passons déjà chaque semaine ici », souligne Mme Lafrance.

« Coaching » de Maltais et Duclos

Le conseil d’administration, renouvelé cette année, espère toutefois un éventuel financement. « Mme Maltais (députée provincial de Taschereau) et M. Duclos (ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social) nous ont rendu visite samedi. Ils ont dit qu’ils allaient nous « coacher » pour qu’on obtienne une subvention afin d’acheter du matériel », ajoute-t-elle, d’un air confiant.

Ironiquement, depuis deux ans, le loyer annuel du Cercle des fermières Notre-Dame-de-Pitié a augmenté de 800 $ à 1320 $, mais depuis aussi deux ans, l’organisme ne reçoit plus de subvention de la Ville de Québec ni de la Caisse populaire Desjardins. « On ne roule pas sur l’or, mais on a fait quelques changements qui devraient nous permettre de continuer nos activités. Mais c’est sûr qu’une subvention de plus nous permettrait de réparer 4 de nos 6 métiers à tisser qui en ont besoin », conclut la présidente.

Cercle des fermières Notre-Dame-de-Pitié
390, rue Arago Ouest
418-687-5476