BerBer 13-13 : bande dessinée fantastique éditée à Saint-Sauveur

BerBer 13-13, maison d’édition spécialisée dans la bande dessinée fantastique et portée par trois résidents de Saint-Sauveur, est actuellement en campagne de sociofinancement pour la publication de ses prochains titres. Monsaintsauveur.com s’est entretenu avec Jean-Philippe Bergeron, l’un des cofondateurs.

bullesLa première Bulle

Tout commence avec la parution, en 2012, du premier album de la saga de zombies Bulle. À l’époque, Jean-Philippe Bergeron occupe un emploi de guide-accompagnateur et poursuit des études universitaires tandis que Damien Berger travaille à l’épicerie JA Moisan.Avec un plan d’affaires et le soutien du Centre local de développement (CLD), ils obtiennent du financement de la Banque de développement et du Fonds local d’investissement et en 2014, BerBer 13-13 est officiellement lancé. Ses fondateurs s’y consacrent désormais à temps complet; un troisième partenaire, Pierre-Alexandre Caron, vient se greffer au tandem. Tous trois habitent le quartier Saint-Sauveur et y travaillent, de leur domicile, vivant « humblement » de l’édition. Ce métier, comme bien d’autres dans la sphère culturelle, comporte sa part de risque, particulièrement dans un créneau de niche comme celui de BerBer 13-13.

On est la seule maison d’édition spécialisée dans la bande dessinée fantastique au Québec. Et on prend aussi le risque d’éditer des séries », explique Jean-Philippe Bergeron.

Les trois associés, qui auparavant faisaient tout eux-mêmes, ont depuis octobre un distributeur. Leurs livres se trouvent en librairie au Québec et au Canada. Des discussions progressent pour la distribution en France, où déjà en 2015 le Festival de BD de Lyon les avait invités. Un de leurs auteurs, ESBÉ, est nominé pour le prix Réal-Fillion décerné au Festival de la BD francophone de Québec à un bédéiste québécois s’étant le plus illustré avec un premier album. Dans son cas, il s’agit du premier chapitre de la série Boudha Brisé, centrée sur un trentenaire en crise existentielle. Lbouddhaa campagne de sociofinancement de BerBer 13-13 vise à financer l’impression du deuxième chapitre de cette série, mais aussi de Désespoir, sixième tome de la saga Bulle, et du mystérieux PROJET V.

Un gros titre sortira en juillet, mais c’est sous embargo. […] On a un gros partenaire. […] C’est une histoire qui mettra en scène une créature populaire bien connue », glisse Jean-Philippe Bergeron sur cet intrigant projet dont il ne peut parler.

Du micro-mécénat

Plusieurs récits édités par Berber 13-13 se déroulent dans les quartiers centraux de Québec ou dans le secteur de Lévis. Une forte proportion de ses fans habite Québec et la Rive-Sud. Une entreprise de Saint-Romuald s’est d’ailleurs illustrée par sa contribution à la campagne de sociofinancement, mentionne Jean-Philippe Bergeron :

Il y a des petites entreprises qui ont compris qu’elles pouvaient faire du micro-mécénat ! Un cabinet de dentistes a opté pour la formule Gagnante à vie, qui lui assure de recevoir tous nos albums. Il a décidé d’en gratifier ses clients dans sa salle d’attente, c’est une bonne idée ! Nous allons approcher d’autres cliniques dentaires, de physiothérapie, etc. Souvent, le mécénat donne beaucoup de visibilité contre de grosses sommes, que les plus petites entreprises ne peuvent investir. Dans notre cas, c’est un investissement beaucoup plus petit, mais qui fait une grande différence. »

La campagne de BerBer 13-13 sur IndieGoGo est en cours jusqu’au 3 avril.

BerBer 13-13