Un accommodement raisonnable ?

Source : Le Soleil (Chronique), Mylène Moisan, 31 mai 2016(…) Toujours est-il que ce samedi-là, des parents, dont le tendre époux, ont fini par se stationner en bordure d’une rue, à côté des terrains de soccer, où il est clairement indiqué qu’il est interdit de stationner. Les parents se sont dit, naïvement, c’est samedi matin, on vient faire du sport avec nos mousses, on devrait être corrects.Évidemment, non.À la fin de l’entraînement, dans le pare-brise de la quinzaine de voitures, une belle contravention de 53 $; 40 $ plus 13 $ de frais. Et là, je veux que ce soit clair entre nous, le tendre époux n’aurait pas eu de contravention que j’aurais écrit sur ce sujet quand même. J’écris pour les parents, en général. (…)On ne demande pas aux agents de se servir de leur jugement, on leur demande d’appliquer le règlement sans se poser de questions. Et, si la compagnie veut renouveler son contrat avec la Ville, j’imagine qu’elle doit s’arranger pour rapporter un maximum d’argent. Ma collègue Annie Morin écrivait d’ailleurs lundi à ce sujet, les agents ont donné en contraventions l’an dernier 5 350 170 $, un record en 10 ans.Le problème se pose surtout pour la rue Simon-Napoléon-Parent et la rue Chênevert, à côté des terrains de soccer, où le stationnement est interdit d’un côté, en tout temps. L’accommodement demandé est de cinq heures, le samedi de 9 h à midi, le lundi et le mardi soir, de 18 h  30 à 19 h 30.En dehors des heures de pointe.À la Ville, on a commencé par fermer la porte à tout accommodement, on l’a entrouverte quelques heures plus tard. « La Ville entend faire des analyses de sécurité et de circulation dans les prochaines semaines afin de valider si le stationnement peut être permis des deux côtés de la rue Simon-Napoléon-Parent sans affecter la sécurité sur cette artère. »C’est un bon début. (…)Lire la suite : Un accommodement raisonnable ?.