Les groupes de Québec du FRAPRU réclament un réinvestissement dans AccèsLogis

Manifestation Accès-Logis
Photo : courtoisie

C’est en menant une « Bataille du trésor » du style Guerre des tuques que leComité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS), le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste et le Comité logement d'aide aux locataires ont réclamé jeudi dernier que le prochain budget du gouvernement Couillard réinvestisse dans le programme AccèsLogis.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une semaine nationale d’actions organisée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dont les groupes sont membres. Ils se disent inquiets quant à l’avenir de ce programme, le seul qui permet le financement de nouveaux logements sociaux au Québec. Ils rappellent que le dernier budget du ministre des Finances, Carlos Leitão, a déjà réduit de moitié le nombre de logements sociaux financés annuellement avec AccèsLogis, le faisant passer de 3000 à 1500. Pour eux, cette décision a eu des impacts concrets à Québec qui ne disposerait pour cette année que de 250 logements comparativement à 440 l’an dernier.Les groupes de Québec du FRAPRU craignent maintenant que le prochain budget ne prévoit toutsimplement pas d’investissements additionnels dans AccèsLogis. Selon Marie-Christine Gagnon, « il serait carrément inadmissible que le gouvernement libéral cesse de financer la réalisation de nouveaux logements sociaux, alors que les besoins sont toujours aussi importants ».Elle déplore que le gouvernement favorise plutôt le financement de suppléments au loyer permettant lalocation de logements vacants sur le marché privé de l’habitation.Le CCCCQSS, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste et le Comité logement d'aide aux locataires revendiquent que le budget de mars prochain annonce le retour d’AccèsLogis et ce, pour une période de cinq ans, comme le gouvernement l’a fait pour le supplément au loyer. De plus, ils demandent un accroissement majeur des investissements dans ce programme de manière à financer la réalisation d’un nombre beaucoup plus important de logements et à faire en sorte que les subventions soient suffisantes pour permettre la réalisation de ces logements partout au Québec, y compris dans les endroits où les coûts sont plus élevés.