Émile Tremblay : le cuistot « made in St-Sô »

chefEmileTremblayEn un sens, c’est un retour aux sources que le chef Émile Tremblay effectue avec son arrivée au sein de l’équipe du Pied bleu, en prenant les commandes de la buvette Le renard et la chouette : c’est à quelques coins de rues de là, rue Kirouac, qu’il est né.Émile Tremblay est donc un « p’tit gars  du coin », un Saint-Sauverois pure laine, qui a grandi entre Saint-Sauveur et le quartier Montcalm, passant ses étés à la ferme laitière familiale à Alma – on ne peut nier le patronyme !C’est tout petit qu’Émile commence à s’intéresser à la cuisine, alors que sa maman l’installe sur le comptoir à côté d’elle lorsqu’elle cuisine. Remarquant son intérêt, sa tante, qui travaille alors à La Grande table de Serge Bruyère, lui ramène la toque du grand chef lorsqu’il doit faire un exposé oral en maternelle à propos de son futur métier. Du haut de ses trois pommes, le petit Émile déclare qu’il sera chef, affublé de ladite toque.Des années plus tard, à la fin de ses études secondaires, alors qu’il est plongeur aux Salons d’Edgar, cet épisode est enfoui bien loin dans sa mémoire : il se dirige en charpenterie-menuiserie. C’est la chef des Salons à l’époque qui le remet en question. Voyant qu’Émile est toujours par-dessus son épaule à lui poser mille et une questions, elle lui souligne qu’il devrait vraiment envisager des études en cuisine… Heureusement pour nous !

Un cuistot qui bouge

EmileTremblayAprès ses études au Centre de formation professionnelle Wilbrod-Bhérer, Émile enchaîne une série d’expériences qui forgeront sa cuisine d’aujourd’hui : les Salons d’Edgar, le Clocher Penché (où il fait la connaissance de David Forbes, une rencontre déterminante), le Saint-Amour et un bref passage à l’Utopie. Il prend ensuite le large pour travailler six mois par année aux Îles de la Madeleine et le reste du temps à Kicking Horse dans l’Ouest canadien. Après deux ans de ce rythme de vie, il file avec son amoureuse travailler six mois en Australie dans un « authentique » bistro italien opéré par des Napolitains. Ensuite, ils voyagent six mois en Asie, en Inde et au Népal. Ouf !Alors qu’il débarque à peine de l’avion, en visite chez ses parents dans Saint-Sauveur, il croise à nouveau David Forbes. En moins de deux, il se retrouve au Cercle où il travaillera 5 ans, d’abord comme sous-chef puis à la tête des cuisines, avant de passer les deux dernières années au renommé Légende. Chez Le renard et la chouette, il prend la relève de la chef Karine Jacques, qui est en ce moment en congé de maternité. Sa cuisine s’inscrit dans la lignée logique de ce que Karine a instauré à la buvette : une cuisine toute en fraîcheur, colorée et variée.Gageons qu’Émile n’a pas fini de bouger et de nous étonner !

plat 1 Emile TremblayEn rafales…

Qu’est-ce que tu aimes de Saint-Sauveur ?

La simplicité, l’authenticité et la diversité. La diversité ethnique, oui, mais aussi culturelle, sociale… Elle est partout, la diversité, ici.

Qu’est-ce qui manque au quartier ?

Encore des petits commerces de proximité, c’est certain, mais du tourisme aussi. Pour l’instant, les touristes osent pas encore, ils se rendent jusque chez Patente et Machin, pis là, on en perd 75 %. Y’en a quelques-uns qui poussent plus loin, mais on a encore du travail à faire pour les attirer dans le coeur du quartier.

plat 2 Emile TremblayTon endroit préféré dans Saint-Sauveur ?

Y’en a plein, mais je pense que je vais dire le coin de la grotte… Parce que c’est là que j’allais glisser l’hiver quand j’étais p’tit. Pis c’est aussi là que j’allais foxer mes cours au secondaire !

Qu’est-ce que tu préfères cuisiner ?

Quelque chose que j’ai fait pousser. Ou quelque chose que j’ai chassé ou pêché !

Ses projets

Émile Tremblay a la bougeotte – comme si ce n’était pas assez de travailler chez Le Renard et la chouette, il a de multiples projets en parallèle.plat 3 Emile TremblayLa Frate est une communauté réunissant les artisans de la gastronomie locale (dont Émile) qui, le temps d’une soirée, s’unissent pour travailler ensemble et créer un repas unique. Les appartenances à un resto sont mises de côté pour l’occasion. L’événement 001 a eu lieu récemment, et on doit rester à l’affût de la page Facebook de La Frate pour ceux à venir – c’est ouvert à tous !La prochaine Soirée des leaders, événement majeur de levée de fonds de la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin aura lieu en septembre. Pour l’occasion, David Forbes (encore lui !) orchestrera une soirée culinaire qui promet d’être mémorable, en mettant à contribution les talents de plusieurs chefs de la ville – vous aurez deviné qu’Émile fera partie du groupe (évidemment). Pour être être au courant de tous les développements à propos de cette soirée (et possiblement acheter votre billet pour soutenir la cause tout en vous régalant), suivez la page Facebook de la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin.