Souvenirs de la « Colonie »

Camp Saint-Joseph par Sylvain Gagnon
Camp Saint-Joseph, terrain central. Capture d'une photo de Sylvain Gagnon sur Facebook.

Dans mes premiers souvenirs d’été de Saint-Sauveur, je suis assise sur le perron du Centre Durocher et j’attends l’autobus du Camp Saint-Joseph, la Colonie.

La Colonie, c’était le Grand Pin, le Tunnel, la corde à Tarzan, les parties d’éponge mouillée sur le sable ou de fanion dans le bois, les bains de minuit dans la piscine, les discos dans la Grande Salle, les activités thématiques déguisées – la journée carreautée, les 12 travaux d’Astérix…  Et bien sûr, la fameuse Cabane à Boswell, de l’autre bord de la clôture, avec sa chaise qui berçait toute seule... Mais avant ma génération, il y avait eu celle de Guy Morissette. Monsieur Morissette a bien voulu partager avec moi quelques souvenirs de sa famille.

Les racines

Camp Saint-Joseph, pont Fortier, par Sylvain Gagnon.Le Camp Saint-Joseph aura été la concrétisation du rêve de l’abbé Albert Châteauvert de la paroisse Saint-Joseph à la fin des années 1950. Les dimanches d’été, il ouvrait la porte du chalet de sa propre famille à des paroissiens pour qu’ils puissent profiter de la campagne. Puis, il a trouvé un terrain en friche sur la route du Grand Capsa à Pont-Rouge.

Un demi-siècle avant les plateformes de socio-financement, un groupe s'est formé pour transformer ce terrain en camp de vacances, et des familles de Saint-Joseph ont investi chaque mois un dollar dans le projet. Des entreprises de la paroisse, comme Michaud-Simard qui oeuvrait dans l’asphaltage et le déneigement, se sont associées afin qu'on puisse ouvrir le chemin aux autobus, d’abord conduits par des chauffeurs bénévoles.

Camp on voulait...

Camp Saint-Joseph. « Camp on veut ». Capture d'une photo de Pierre Boutin.Vers le milieu des années 1960, avec l’abbé Beauchemin, le développement de la Colonie s’est poursuivi par la construction de dortoirs, de chiottes, d’un premier chalet. La piste d’athlétisme, le parcours d’hébertisme, les deux piscines se sont par la suite ajoutés.

Jusqu’à l’été 1986, son dernier, le Camp Saint-Joseph a maintenu des tarifs accessibles aux familles de la Basse-Ville, ouvrant son offre à tout le quartier Saint-Sauveur, puis à Saint-Roch et enfin à Pont-Rouge. Plusieurs familles – je me rappelle celles des Hains, des Rousseau, des Fortier, des Ruelland – ont marqué son histoire, les frères et soeurs le fréquentant comme campeurs avant de joindre les rangs des moniteurs.

Camp Saint-Joseph. Tunnel. Pierre Boutin.On y campait à tour de rôle, par groupes d’âge, à quelques reprises durant l’été. Les équipements n’étaient pas neufs, il n’y avait pas de cuistots… Mais il n’y avait rien de meilleur que les raviolis Chef Boyardee et ragoûts Cordon Bleu que nous chauffions nous-mêmes dans nos gamelles sur le feu.

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Retrouvailles

J’ai titillé votre fibre nostalgique? Des retrouvailles du Camp Saint-Joseph sont organisées le samedi 19 septembre. Il est toujours temps de dire « présent! » et de passer le mot. Le terrain du Grand Capsa, même s’il a bien changé d’allure et de vocation, accueillera cet événement qui promet de brasser des souvenirs. Monsieur Morissette y sera, avec photos et documents d'archives, pour raconter plus en détails l'histoire de cette belle aventure qui aura permis à trois décennies de petits citadins de s’initier à la nature.

On peut joindre l'organisateur des retrouvailles Pierre Boutin (frère de Michel Boutin, ancien moniteur d'athlétisme et directeur du camp) par courriel ou via un groupe Facebook où des photos illustrent toutes les époques du Camp et permettent de reconnaître plusieurs ancien(ne)s ami(e)s, moniteurs et monitrices.

Retrouvailles de la Colonie Saint-Joseph
samedi 19 septembre 2015, de 13 h à minuit
Groupe Facebook
pboutin67@hotmail.com