Plaidoyer pour une meilleure utilisation des centres communautaires dans le quartier

Centre Édouard-Lavergne, quartier Saint-Sauveur
Centre communautaire Édouard-Lavergne. 27 octobre 2013.

Le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS) déplore le processus de décision de la Ville de Québec dans la planification et la gestion des centres communautaires du quartier Saint-Sauveur.

Ces dernières années, la Ville a souhaité revoir l’offre de loisir communautaire dans le quartier Saint-Sauveur, explique le Comité. Après le cas du Centre Monseigneur-Bouffard que la Ville considérait sous-utilisé et celui de l’ancien Centre Durocher où les coûts de rénovation étaient jugés faramineux, l’administration Labeaume reconnaît maintenant que le Centre Édouard-Lavergne est sous-utilisé. Mme Chantal Gilbert en a fait l’annonce lors de la séance du Conseil de Quartier de Saint-Sauveur du 21 octobre dernier. Le CCCQSS félicite la conseillère municipale de Saint-Roch-Saint-Sauveur d’avoir préservé la vocation communautaire du centre en relocalisant le CPE actuellement logé de l’ex-Centre Durocher, mais critique ce qu’il qualifie de non-transparence des décisions :

Il est consternant d’observer que jamais aucun document d’analyse n’a été rendu public pour l’ensemble du processus de révision de l’offre de loisir. Plus précisément, aucune étude de besoins et d’impact sur la communauté n’a été publiée et aucune consultation n’a été organisée. Le Comité dénonce la non-transparence de décisions dont l’impact est majeur pour le quartier. La démolition annoncée du plus important centre communautaire du quartier, soit le bâtiment patrimonial du Centre Durocher, en est la plus forte représentation. De telles décisions ont de grandes répercussions sur les personnes concernées, car la Ville passe à côté des réels besoins des citoyens et crée des solutions mal adaptées aux réalités du quartier », avance le CCCQSS dans son communiqué de presse.

Le Comité souligne par ailleurs que le vent d’appuis recueillis pour le projet de Maison de la culture de Saint-Sauveur s’est buté, selon lui, au manque de considération de la Ville envers les besoins des résidents. Il rappelle que près de 200 artistes de Québec ainsi que 50 commerces et une quinzaine d’organismes communautaires qui œuvrent dans le quartier appuient le projet. De plus, la Maison de la culture a le soutien de Mme Agnès Maltais et celui du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches qui regroupe 165 organismes culturels.Le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur invite donc la Ville à faire ses devoirs en analysant les besoins criants du milieu communautaire et culturel du quartier Saint-Sauveur et en consultant la population.