Michel Pleau, poète de la lumière

Source : Le Soleil, Normand Provencher, 12 décembre 2015 

Nommé poète officiel du Parlement du Canada il y a deux ans, Michel Pleau a terminé son mandat la semaine dernière. Une expérience « magnifique » qui l'a littéralement transformé, l'amenant à sillonner le pays d'un océan à l'autre pour aller à la rencontre des minorités francophones. Le Soleil s'est entretenu avec l'homme de lettres, originaire du quartier Saint-Sauveur, pour qui la poésie « ne doit pas être laissée uniquement entre les mains des poètes ».

D'entrée de jeu, Michel Pleau avoue que le titre de poète du Parlement donne « une image faussée de la réalité ». Il a d'ailleurs suggéré aux instances de le rebaptiser poète de la bibliothèque du Parlement, histoire de « clarifier les choses » et ainsi installer une saine distance avec l'institution politique. (...)

Plus la même personne

Avant de devenir le poète du Parlement, Michel Pleau n'avait pratiquement jamais voyagé au Canada, qui demeurait pour lui un pays étranger. Sa vision a changé du tout au tout. À travers l'animation de dizaines d'ateliers culturels, d'un océan à l'autre, il est allé à la rencontre de plusieurs communautés francophones. Et, pour la première fois, a expérimenté le sentiment de vivre « dans un statut minoritaire ». (...)

La démolition du Centre Durocher, une grande tristesse

La disparition quasi certaine du Centre Durocher, une institution dans son quartier natal de Saint-Sauveur, sème la tristesse chez Michel Pleau. « Ce que je trouve très triste, c'est de voir que les gens de la Ville ne reconnaissent pas la dimension poétique et symbolique de ce lieu. Les gens vont réaliser après qu'on a perdu un joyau. »Avouant ne pas être un militant - « Je sais que ça peut être mal vu, mais je l'assume » -, l'homme de lettres croit que la Ville ne respecte pas la promesse faite aux oblats qui leur avait cédé le lieu en échange de la préservation de son « caractère public et communautaire ». « On trahit un peu cette dimension, et ça me fait de la peine. »Tout l'article. À lire aussi : Michel Pleau, poète officiel du Parlement : une chance à la puissance 10. ]

Publicité