Marchés publics locaux : Le défi de l’accessibilité

Marché Saint-Sauveur
Marché Saint-Sauveur. 15 août 2015.
Source : Droit de parole, Francine Bordeleau, 22 septembre 2015 

Depuis peu se tiennent des marchés publics dans les quartiers centraux, à l’initiative de citoyens soucieux d’accroître la proximité alimentaire dans leur milieu. Hélas, l’accessibilité économique n’est pas toujours au rendez-vous.

(...) À l’été 2013, le Collectif Fardoche et Faubourg en saveurs y implantaient de petits marchés publics, le premier dans Saint-Sauveur (parc Durocher) et le second dans Saint-Jean- Baptiste (parvis de l’église), alors que le Collectif Rutabaga leur emboîtait le pas dans Limoilou (3e Avenue) en 2014.

Convivialité

Les marchés publics locaux offrent des produits frais et transformés de qualité, et plus encore. « Le marché de Saint-Sauveur est un lieu où les gens peuvent se rencontrer, socialiser, prendre un café pas cher. Animations, jeux, musique sont proposés », dit ainsi Marie-Joëlle Lemay- Brault, animatrice-coordonnatrice au Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS). (...)

Bémols et contraintes

Reste que le bât blesse côtés prix et variété. À titre d’exemple, à Limoilou, le poivron vert se détaillait 1,50 $ (l’unité), le rouge, 3 $, les fèves jaunes et vertes, 4 $/ lb (soit plus de 8 $/kg). En pleine saison, c’est cher payé, d’autant que les marchés publics sont censés nous épargner un intermédiaire, soit le distributeur. Et contrairement au Vieux-Port, impossible de faire des économies d’échelle : peu importe le format ou la quantité, les prix sont inchangés. Pas de rabais non plus sur les invendus à l’heure de fermeture. Et si l’offre est suffisante, elle ne peut certes pas être qualifiée de luxuriante.Le portrait est sensiblement le même au marché de Saint-Sauveur, chapeauté par le CCCQSS. (...)[ Tout l'article. À lire aussi : Les coups de coeur du Marché (5) : Les Jardins de l’Apothicaire et Le marché public de Limoilou pourrait grossir. ]

Publicité