Histoire de bas-fond

C’est une histoire qui m’a été racontée par un ancien collègue de travail. Un truc qui serait arrivé à son ancien propriétaire. Je n’ai pas validé si c’est vrai ou non. Je préfère garder un peu de mystère.

Dalle

 

C’est une histoire qui m’a été racontée par un ancien collègue de travail. Un truc qui serait arrivé à son ancien propriétaire. Je n’ai pas validé si c’est vrai ou non. Je préfère garder un peu de mystère.

La propriété où habitait mon ancien collègue est située pas loin de l’Hôpital général de Québec, au bout du boulevard Langelier. En fait, c’est près du cimetière adjacent. Pendant un été, le propriétaire a entrepris des travaux pour refaire les fondations de la maison. Comme les façades des résidences donnent directement sur la rue, le trottoir a été enlevé pour pouvoir creuser et dégager le solage.Monument

À mesure que la pelle mécanique déposait la terre sur un tas, il y avait des morceaux de bois qui apparaissaient au travers de la terre. En regardant de plus près, le propriétaire s’est rendu compte que ce n’était pas des bouts de bois, mais des os. Au début, il pensait que c’était des restes d’animaux, mais plus il y en avait, plus c’était clair que c’était des os humains. Un bon paquet à part ça.

Des tibias, des bras, des chevilles, des doigts, etc. Pas de crâne ou de squelette complet par contre. Le gars se grattait la tête et il commençait à capoter un peu. Il se demandait si sa maison n’était pas installée sur une vieille partie du cimetière ou pire encore, sur l’ancien repère d’un serial killer.

Bataille et fosse

Les gens des alentours lui racontaient toutes sortes d’affaires. Des histoires de fosses communes, des soldats morts pendant les guerres entre Anglais et Français. Des « faits historiques » racontés par un oncle ou un vieux voisin. Rien de confirmé, juste des histoires proches de la légende.

Avant de virer fou à force de faire des cauchemars, le gars s’est informé à la municipalité pour tirer ça au clair. À la Ville de Québec, on lui aurait dit qu’il y avait effectivement eu des fosses communes dans ce cimetière. Elles ont été utilisées à la suite des batailles des plaines d’Abraham et de Sainte-Foy, en 1759 et 1760. De nombreux soldats ont été transportés et soignés à l’hôpital, mais beaucoup d’entre eux, près d’un millier, sont décédés et ont été enterrés dans ces fosses.Pierres

Selon la Ville, sa maison à lui ne serait pas située sur les sites des fosses communes. Dans son cas, quel soulagement, l’hypothèse est que sa maison serait plutôt construite à l’endroit où on a enterré les membres amputés aux nombreux soldats blessés. La quantité exacte n’est pas connue, mais vu l’ampleur des batailles, on peut estimer qu’il y a eu probablement autant d’amputations que de morts…Est-ce que la Ville lui a dit ça pour le rassurer ? Peut être. Sur quoi repose réellement sa maison ? Aucune idée. Habiter près d’un cimetière, ça donne des voisins tranquilles. Mais ça, c’est quand ils n’habitent pas directement dans notre sous-sol.

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