Élections fédérales 2015, portrait des candidats : Jean-Yves Duclos (PLC)

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Crédit photo : PLC
Collaboration spéciale : Céline Fabries (Monmontcalm.com)

Monsaintsauveur.com vous présente les candidats de la circonscription de Québec aux élections fédérales du 19 octobre. Aujourd’hui, Jean-Yves Duclos, candidat pour le Parti libéral du Canada. Politicien novice, le candidat libéral a voulu s’engager parce qu’il estime que le gouvernement actuel ne prend pas les bonnes décisions.

Céline Fabries : Pouvez-vous décrire votre parcours ?Jean-Yves Duclos : J’ai un doctorat en économique de la London School of Economics and Political Science. Je suis titulaire d’une chaire de recherche sur les enjeux économiques des changements démographiques à l’Université Laval. Je suis aussi président de l’Association canadienne d’économique. J’ai travaillé avec des personnes du Québec, du Canada et d’un peu partout dans le monde sur des enjeux sociaux comme la pauvreté et les inégalités en lien avec le développement économique et la fiscalité. Mon travail a été reconnu à travers la remise du prix Marcel-Dagenais décerné par la Société canadienne de science économique et du prix Harry Johnson du meilleur article dans la Revue canadienne d’économique. En 2014 j’ai été élu membre de la Société royale du Canada, la plus haute distinction pour les chercheurs au pays. Dans mes heures libres, je suis choriste et président des Petits chanteurs de Charlesbourg.C. F. : Pourquoi vous êtes-vous lancé en politique fédérale et avoir choisi le Parti libéral du Canada ?J-Y. D. : Je n’ai jamais été membre d’un parti politique. Il y a un an en voyant ce qui se passait à Ottawa et en notant le danger qu’il y a de passer d’un extrême à une autre, j’ai décidé de me présenter pour le parti libéral parce qu’il correspond le mieux à mes valeurs. Ces valeurs reposent sur l’écoute des besoins, la souplesse des réponses et l’égalité des chances.C. F. : Quels sont les enjeux dans la circonscription de Québec ?J-Y. D. : Il y a plusieurs enjeux dans le comté de Québec liés au développement économique et aux besoins des citoyens des quartiers centraux. La priorité numéro un est l’investissement dans les infrastructures.L’économie : Cela repose sur la formation, notre capacité de retenir les travailleurs, l’innovation et l’infrastructure. Cela correspond à 1 400 emplois par année sur les quatre prochaines années. Le commerce de proximité est fragile, mais il a un avenir avec un aménagement urbain et des infrastructures adéquates pour le soutenir. Cela demande une vision que le fédéral peut encourager en collaboration avec le provincial et le municipal.L’environnement : Cela passe par des infrastructures pour les égouts, le traitement des eaux, l’accès aux parcs, et l’électrification du transport.L’innovation : Le gouvernement canadien actuel s’est éloigné de la recherche et de l’innovation. Plus de la moitié de la croissance économique à Québec repose sur l’innovation avec entre autres le multimédia.Le logement abordable : Il a peu augmenté au cours des dernières années malgré l’augmentation des familles et des ainés qui ont des revenus modestes.Les loisirs et la culture : Des sociétés qui vont bien et qui ont confiance en elles sont des sociétés où la culture rayonne. C’est un domaine qui a été négligé, il y a beaucoup de précarité et le gouvernement canadien doit travailler pour redonner un essor à la vie culturelle. Il est nécessaire d’avoir des infrastructures pour accueillir les personnes qui veulent avoir des activités de loisirs ou aller au théâtre.Le transport : La clé des transports actifs et collectifs réside dans l’aménagement du territoire. Cela requiert des infrastructures importantes. Il faut savoir que le rendement est long, mais il est nécessaire d’avoir une vision sur ce qu’on veut comme société dans 10 ou 20 ans pour réaliser ces infrastructures. On l’a vu avec la semaine des transports actifs et collectifs, les gens se sentent de plus en plus concernés et ils souhaitent changer leurs habitudes de transports en laissant de côté la voiture, mais il faut leur proposer des options qui correspondent à leurs besoins.C. F. : Quel bilan dressez-vous des actions de la députée sortante et des conservateurs ?J-Y. D. : Je laisse les concitoyens écouter et observer ce qu’il se dit sur le bilan de la députée NDP, Annick Papillon. J’ajouterais que le parti libéral est le seul des quatre partis à proposer des investissements en infrastructure substantiels pour la région de Québec. Thomas Muclair s’est engagé à équilibrer le budget fédéral six mois après son élection alors que le directeur du budget parlementaire a déjà annoncé que nous serons en déficit budgétaire au cours de la prochaine année. Ni Thomas Muclair ni Stephen Harper ne pourront mettre en place tout ce qu’ils promettent tout en disant qu’il y aura un équilibre budgétaire. Nous, on dit qu’il faut investir dans les infrastructures parce que c’est ce dont les gens ont besoin même si cela entraine un léger déficit au cours des deux prochaines années.Le Parti conservateur a refusé d’augmenter les impôts des plus riches ce qui a eu des conséquences sur la classe moyenne. Il accorde aussi la même aide aux familles, quel que soit le revenu. Il faut réaménager cette aide pour éviter que des familles de millionnaires reçoivent une aide semblable à celle des familles de la classe moyenne. Le NPD ne veut pas non plus faire ce changement.C. F. : Quels sont vos coups de cœur, vos endroits de prédilection dans la circonscription ?J-Y. D. : J’habite dans le quartier Saint-Sacrement depuis 13 ans, c’est idéal parce que je peux me rendre à mon travail en vélo ou en autobus. Nous sommes proches des commerces et des services de proximité, il y a aussi beaucoup d’arbres et de très bonnes boulangeries. Depuis le début de la campagne, j’ai pu découvrir une grande richesse communautaire dans le comté de Québec.