Mon Saint-Sauveur, quartier «in»?

rue-saint-vallierUn samedi soir de novembre, en sortant du Renard et la Chouette,  j’ai vu « ma » rue Saint-Vallier ressembler à la rue Saint-Joseph un soir d’affluence…Wow! D'abord impressionnée, une question fulgurante m'a ensuite traversé l’esprit: vais-je perdre « mon Saint-Sauveur »? Vais-je devoir le prêter à des inconnus des autres quartiers?Puis, soudainement prise d'un élan de sociabilité et réalisant tout ce que ce quartier a à offrir,  je me suis dis: « enfin, on nous visite, on nous associe à une vie plus culturelle que communautaire. Oui, mon quartier devient un quartier… in! »Et j’avoue que cela fait du bien! En effet, Saint-Sauveur change à toute allure, surtout depuis les deux dernières années.  Des boutiques, des bars et cafés sympathiques, des architectes, des graphistes, des tricoteux… de plus en plus de monde je vous dis! Bientôt même une micro-brasserie!Dans ce même quartier, village dans la ville, parfois encore délicat avec ses résidents qui vivent dans des bulles de chaleur l’été, dont l’espérance de vie est plus courte que celle des québécois des hauteurs,  il y a aussi l'incontournable parc linéaire de la rivière Saint-Charles. Petite veine qui transporte et partage l’oxygène à travers le quartier, c'est « mon » coin de Saint-Sauveur préféré où je promène ma petite Zoé presque tous les jours avec le même plaisir. J’y croise des habitués, avec ou sans chien, avec parfois un chat… Ceux qui marchent, ceux qui courent -- depuis deux ans, presque tout le monde court, mais moi je résiste, je marche  --, ceux qui s’assoient pour observer les canards. Colverts, garrots, harles sont là, ils annoncent la fin de l’automne et l’arrivée de ma saison préférée: l’hiver!Et partout des gens actifs, des poussettes, des enfants, des familles, de la vie! Voilà, le fait est confirmé, nous savions notre quartier merveilleux, et visiblement, nous ne sommes plus les seuls!