La tentation à deux pas de chez soi

Source : Le Devoir, Isabelle Porter, 9 janvier 2014Carl (nom fictif) a 41 ans et joue au vidéo poker depuis qu’il en a 18. Il dit qu’il n’est pas « problématique », mais a dépensé des milliers de dollars dans les machines et confie avoir déjà songé au suicide.« C’est vraiment impossible de gagner quelque chose. T’arrêtes pas de descendre. Elle te donne jamais rien. Ça veut rien savoir. » « Elle », c’est la machine dont il parle comme si elle se moquait de lui et recourait à toutes sortes d’astuces pour le piéger. « Elle va te faire à croire qu’elle va te donner quelque chose. Elle va cibler la meilleure seconde pour t’en passer une petite. »Les yeux rivés sur elle, le doigt sur le bouton, Carl parle de « frimes », de lignes à jouer, de « cagnottes ». Il dit que le jeu n’est plus ce qu’il était. (...)[ Lire la suite. Aussi : Vidéo : la Santé publique demande le retrait de 70 appareils et La roue qui tourne. ]