La Caserne de Saint-Sauveur (2 de 2) : les pompiers, des héros dans notre quartier

Source : Ville de Québec
Construite en 1893, notre caserne 3 était originalement la caserne 8. Au fil des décennies, plusieurs casernes de la ville furent fermées et les survivantes furent renumérotées. C'est donc quatre-vingt-dix ans plus tard, en 1983, qu'on lui attribua le numéro 3. Au fil de son existence, la Caserne de Saint-Sauveur a connu plusieurs transformations : elle a été agrandie en 1912 par l'architecte de renom Georges-Émile Tanguay, elle a été restaurée au début des années 1990 et elle continue aujourd'hui d'être rénovée et mise aux normes du jour.Qu'est-ce qui s'y trame de nos jours? En plus des extinctions d'incendies que l'on voit dans les médias : beaucoup de choses!

J'ai récemment eu le privilège de m'entretenir avec le lieutenant de jour, M. Yvon Lemay. Celui-ci m'expliqua que le rôle des pompiers au service de la population allait bien au-delà de ce que la majorité de la population en connaissait. Des avions en difficulté, des fuites de gaz, des accidents de la route, des structures dangereuses, des sauvetages en milieux périlleux, des mouvements de sol comme ceux répertoriés à Beauport, entre autres, occupent leur quotidien. Lt. Lemay m'indiqua que le 7/8 du temps, les pompiers sont présents pour désamorcer le danger avant qu’il s’aggrave, voire limiter les dommages.Après tout, mieux vaut prévenir que guérir!Leur zone d'intervention principale est le secteur Saint-Sauveur, mais s’il y a des besoins urgents ailleurs, leur zone d’intervention s'étend à toute la grande ville de Québec. Les pompiers sont conscients que chaque quartier a des risques différents, selon la population au pied carré. Une population plus dense crée un mouvement différent et le risque demeure donc plus élevé. Ces risques sont également très variables en fonction des saisons et de la période de l'année.D'ailleurs, Lt Lemay m'apprit que chaque caserne a une spécialité propre. Quelle est celle de notre voisine?Roulement de tambour... Le domaine nautique!Ce sont donc nos pompiers qui sont appelés sur les lieux lorsqu'il y a des gens ou des embarcations nautiques en difficulté, tels que des plaisanciers, des piétons sur le bord du quai, des citoyens à la dérive sur un morceau de glace l’hiver, etc.

Notre caserne 3, en quelques chiffres

Deux (2)

C'est le nombre de quarts de travail : un le jour et un le soir. Le quart de jour débute à 6h30 et se termine à 16h30, tandis que le quart de soir commence à 16h30 et prend fin à 6h30. L'équipe travaille donc pendant 10h, sur le quart de travail de jour et 14h sur le quart de travail de soir.

Quatre (4)

C'est le nombre de véhicules utilisés en tout.

  • Un camion possédant un réservoir de 580 gallons d'eau et un système de mousse. Il est également équipé des pinces de désincarcération.
  • Un camion possédant un réservoir de 200 gallons et échelle de 100 pieds.
  • Un véhicule de sauvetage nautique.
  • Un véhicule pour le chef des opérations du district centre.

Cinq (5)

C'est le nombre de pompiers en service par quart de travail dans notre caserne.

Au total, l'équipe globale du service de protection contre les incendies de la ville est composée de 409 pompiers. Ceux-ci se divisent les 16 casernes de la ville (numérotées de 1 à 17, excluant le numéro 14) et quatre équipes de travail en rotation. On trouve donc 4, 5 ou 8 pompiers en service par caserne.

Quarante-deux (42)

C'est la moyenne des heures de travail effectuées par semaine.Fait intéressant, à toutes les 4 semaines, un peloton de pompiers reste à la caserne pendant toute la journée de dimanche et effectue un 24h d'affilé. Cette semaine équivaut donc à 90h de travail pour ce groupe.Je tiens à remercier M. Yvon Lemay et Mme France Voiselle pour leur précieuse collaboration à la rédaction de cet article.

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