Îlots de chaleur urbains : nous sommes tous des acteurs (3 de 3)

Image provenant du projet de fin d’études de Caroline Chauvel
Collaboration spéciale de Mme Caroline ChauvelPour finaliser ce tour de roue sur les îlots de chaleur urbains qui a commencé avec le scénario catastrophe, puis le dénouement possible, voici maintenant quelques gestes que NOUS, citoyens de Saint-Sauveur, pouvons accomplir.Que peut-on faire concrètement pour contrer les îlots de chaleur urbains?Malheureusement, il parait difficile de faire disparaitre l’effet des îlots de chaleur urbains. Par contre, nous pouvons tous faire notre part pour l’atténuer, en tant que résident du quartier, en minimisant notre empreinte sur le climat urbain.Quelques trucs :

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  • Dans les entrées et les cours, retourner à la terre au lieu de paver d’asphalte ou de béton. Ces matériaux absorbent la chaleur pour l’expulser lorsque l’air est plus frais, ce que nous voulons éviter à tout prix.
  • Jardiner. Eh oui, la confection d’un jardin aide à réduire la chaleur, grâce à la verdure et la superficie en terre. Si votre cour ne permet l’aménagement d’un jardin, mais que vous en rêvez, demandez-vous si ce petit cabanon ou si ce vieux débarras extérieur est vraiment utile.

Pour les toits plats, qui sont en profusion dans Saint-Sauveur :

  • Réaliser un toit végétal. Lorsqu’on pense à de la végétation, on pense tout de suite aux arbres. Pourtant, nos toits plats sont très rarement exploités. C’est le rêve de plusieurs propriétaires (dont moi), mais le coût et l’inspection de la structure du bâtiment par un ingénieur qui doit évaluer les charges du toit (un toit végétal ajoute environ 50 lbs par pied carré) peuvent être des freins au projet. L’apport écologique doit souvent être la motivation première pour entreprendre ces démarches. Mais qui ne rêve pas d’une cour en hauteur?
  • Réaliser un toit blanc. Croyez-le ou non, les toits blancs sont des toits verts. Je m’explique : le terme « toit vert » fait référence à un toit écologique. Et par définition, un toit blanc est plus écologique qu’un toit noir puisqu’il n’absorbe pas la chaleur comme ce dernier. Quant à l’hiver, cela n’affecte en rien l’isolation, car le toit blanc sera recouvert d’une couche de neige de même couleur. Il est souvent moins onéreux qu’un toit végétal, mais le toit végétal reste plus efficace pour diminuer l’effet d’îlot de chaleur urbain.

Lors des rénovations :

  • Repenser le revêtement extérieur. Vous rénovez ? Vous hésitez entre un revêtement foncé et un revêtement pâle ? Il est préférable de favoriser le pâle, surtout pour la façade Sud, qui sera la plus exposée au soleil. Cette astuce permettra à votre maison de conserver la fraîcheur en été en absorbant moins les rayons du soleil. Par contre, n’oublions pas que nous sommes au Québec et que la situation inverse est toute aussi vraie : la résidence sera plus fraîche en hiver. Isolation optimale à prévoir.

Voilà ! C’est donc en cette fin de mois de juillet que se conclut cette série d’articles sur les îlots de chaleur urbains dans Saint-Sauveur.Et vous, avez-vous déjà subi cette chaleur caractéristique à notre quartier ? Quelles initiatives songeriez-vous à entreprendre afin d’améliorer votre qualité de vie ainsi que celle de vos voisins ?