Histoire de rue : Simon-Napoléon-Parent

Publicité

Plusieurs connaissent Les Champs-Élysées, Broadway, Oxford Street et le Hollywood Boulevard, mais connaissez-vous la rue où vous habitez? Celle où vous êtes né(e)? J'ose espérer que tout le monde connaît le nom de sa rue, mais connaît-on son histoire? Pourquoi ce nom en particulier? S'il s'agit d'un nom propre, qu'est-ce que cette personne a fait dans sa vie pour avoir l'honneur d'être votre rue aujourd'hui?

Depuis que je suis guide, j'observe beaucoup plus les noms des lieux, qui souvent nous amènent à apprendre une nouvelle partie de notre histoire. Mes débuts dans Saint-Sauveur ont été sur l'avenue Simon-Napoléon-Parent. À part le fait que ça prend beaucoup de place sur une enveloppe et que la caissière de l’épicerie devait écrire en mini-minuscule sur le coupon de livraison, je me suis demandée qui était celui que j'appelais affectueusement Simon-Nap?

De ma fenêtre de salon, je pouvais lire que Simon-Napoléon-Parent a été premier ministre du Québec de 1900 à 1905. En cherchant un peu, j'ai aussi trouvé qu'il a été maire de Québec de 1894 à 1906. Imaginez-vous Régis Labeaume aussi premier ministre du Québec? Ou Pauline Marois mairesse de la Capitale? On surnommait Simon-Napoléon-Parent « le maire des grands travaux ». Celui qui était député de Saint-Sauveur depuis 1890 a aussi été président de la Compagnie du Pont de Québec et a créé le Parc Victoria, à côté duquel passe sa rue. Il a aussi mis en service les tramways électriques et construit l'hôtel de ville actuel ainsi que le Capitole de Québec, qui s'appelait alors l'Auditorium.

En 1905, il a démissionné de ses fonctions de premier ministre sous la pression créée par un mouvement à la tête duquel se trouvaient trois de ses ministres. Il est décédé en 1920, à l'âge de 64 ans. Sur le répertoire des toponymes de la Ville de Québec, on dit que sa mort a été « une perte nationale ». Aujourd'hui, on peut le voir sur deux fresques à Québec, l'une sur l'avenue Royale à Beauport et l'autre sur l'édifice Marie-Guyart, face à la rue de la Chevrotière.

Et vous, sur quelle partie de notre histoire habitez-vous?

Quelles rues aimeriez-vous voir décrites par vos blogueurs préférés?

N.B. Ce texte a d’abord été publié sur mon blogue Touriste sans passeport en février 2011.