Le Philtre : un voyage qui suscite l’amour du café | 9 mars 2020 | Article par Véronique Demers

Jonathan Jacques et Chantal Mathieu, de Le Philtre café.

Crédit photo: Véronique Demers

Le Philtre : un voyage qui suscite l’amour du café

Anciens intervenants sociaux, Chantal Mathieu et Jonathan Jacques ont effectué un virage à 180 degrés dans leur vie professionnelle à l’automne 2018, où il ont voyagé à l’étranger. Ils sont tombés sous le charme du café et ont voulu partager leur passion en ouvrant un nouveau café, au rez-de-chaussée du complexe résidentiel le Saint-Sô : Le Philtre – café de spécialité. Son ouverture est prévue pour la mi-mai.

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« On voulait changer de milieu, être dépaysés et améliorer notre anglais. On a voyagé pendant 11 mois en Indonésie, en Australie et en Nouvelle-Zélande. On a suivi des formations de barista en Australie, où on a travaillé grâce à un permis de travail. La qualité d’un bon café implique tellement de facteurs. Ça a été un peu stressant sur le terrain », nous a confié en entrevue Chantal Mathieu.

Les cofondateurs du Philtre café sont un couple dans la vie et des partenaires d’affaires. Ils travailleront dans un premier temps avec la mère de Chantal Mathieu. L’embauche de personnel, à savoir deux à trois employés, est aussi envisagée. Une dizaine de places seront aménagées à l’extérieur, et 35 places sont disponibles dans le commerce.

Pratiques écologiques

Chantal et Jonathan ont choisi le quartier Saint-Sauveur pour le développement commercial qu’il connaît et l’esprit communautaire qui y règne. D’ailleurs, les collaborations avec des commerçants locaux parlent d’elles-mêmes, que ce soit avec Rien ne se perd pour les meubles revalorisés, Des pains sur la planche pour les croissants et viennoiseries et l’atelier Margot pour les tasses en céramique.

C’est sans compter les collaborations avec Fix-ton-Padget – pour servir de point de dépôt des appareils électroniques –, Jardins Vitrum Hortis, La Tasse et l’Atelier Filz. Au menu du Philtre, il y aura des plats de cuisine végétarienne, avec des options sans gluten et végétaliennes. Des bières de microbrasseries seront aussi à l’honneur.

Le jeune couple d’entrepreneurs dans la fin vingtaine entend mettre en place plusieurs initiatives pour réduire l’empreinte écologique de son commerce : linges pour essuie-mains, pâtes sèches pour brasser le café, achat de meubles usagés (avec Rien ne se perd).

Chantal et Jonathan n’ont pas hésité à faire appel à des commerçants chevronnés pour être guidés et éviter des erreurs de débutant.

« Parmi les trois personnes avec qui on fait affaire au torréfacteur Zab Café, à Montréal, on a développé des liens plus étroits avec Samuel, qui est devenu un mentor pour nous. Il nous a donné de bons conseils techniques », souligne Jonathan Jacques.

Les deux passionnés du café ont lancé une campagne de sociofinancement sur La Ruche, pour acheter une partie du matériel écoresponsable. Leur objectif est d’amasser 5000 $. S’ils atteignent leur cible, ils pourront se qualifier pour recevoir une bourse de 5000 $ du Fonds mille et un. Au moment d’écrire ces lignes, près de 50 % du montant demandé avait été recueilli.