Le Griendel amorce l’année sous le signe de l’entrepreneuriat | 17 janvier 2020 | Article par Amélie Légaré

Crédit photo: Jay Kearney

Le Griendel amorce l’année sous le signe de l’entrepreneuriat

Lundi dernier, la brasserie le Griendel lançait sa série de conférences Amorces : Culture & Entrepreneuriat pour présenter le parcours de différents entrepreneurs œuvrant dans le milieu de la culture et du divertissement. Pour cette première soirée, Les Nuits Psychédéliques de Québec était au programme.

Le Griendel collabore avec Les Nuits Psychédéliques de Québec depuis quelques années et les philosophies des deux organisations sont similaires selon Martin Parrot, copropriétaire de la brasserie. Il était donc tout naturel que le festival lance cette série de conférences.

Pleins feux sur Les Nuits Psychédéliques de Québec

Les Nuits Psychédéliques de Québec est un organisme à but non lucratif orchestré par des personnes bénévoles. Depuis les débuts, l’équipe a fait face à nombreux défis financiers et organisationnels pour faire rayonner « l’art local ou underground dans des conditions professionnelles ».

Le directeur David Ouellet est venu présenter les premiers balbutiements du festival et comment il a été construit au fil des années. « Ça été super bien reçu, le branding s’est vite développé et les gens ont rapidement adhéré au concept donc ça été le début d’une belle histoire en 2014. »

« Ce n’est pas évident de partir un festival pas d’argent, pas de ressources et avec juste les coordonnées d’artistes qui peuvent faire une bonne programmation. Ça été vraiment un défi au début de mettre ça en place, d’avoir une structure, et de trouver du financement », admet David Ouellet.

La septième édition de l’événement se tiendra ce printemps. L’organisation a été déficitaire pendant quelques années, mais pour la troisième édition, ils ont changé de salle et ont ajouté les services de bar comme deuxième source de revenus pour remonter la pente. Des partenaires se sont ajoutés aux cours des dernières années, dont le Griendel. Le festival organise également des événements sporadiques à l’année pour tirer son épingle du jeu.

Aventure collective

Grâce à la collaboration de Première Ovation, le festival est devenu un événement structurant pour la relève. « On assure à la Ville que l’argent qu’ils nous donnent va non seulement servir à produire notre événement, mais à structurer la carrière d’artistes ou de groupes émergeants. »

« La moitié de la programmation est constituée de groupes ou d’artistes locaux », précise David. « On a un gros souci de parité hommes-femmes dans la programmation. Je ne vous cache pas que c’est un défi d’atteindre la parité. Chaque année, on monte un peu le ratio et on s’en approche de plus en plus, mais jamais au détriment de la qualité. »

Une communauté d’affaires tissée serrée

Par cette série de conférences, le Griendel souhaite faire rayonner les projets entrepreneuriaux locaux à échelle humaine issus du centre-ville de Québec ou du quartier Saint-Sauveur.

« On voulait mettre de l’avant des initiatives locales intéressantes qui méritent d’avoir plus de rayonnement et d’être plus connues, mais aussi desquelles on a des choses à apprendre », précise Martin Parrot. « L’idée est d’inspirer. Moi comme entrepreneur, j’aurais aimé avoir accès à des événements comme ça quand j’étais en train de faire mon plan d’affaires. »

Dix conférences sur l’entrepreneuriat en culture et la culture de l’entrepreneuriat seront présentées jusqu’en mai.

27 janvier – Sabotage Studio
10 février – Goblivion Games
24 février – Edouard Tremblay (Tom & ses Chums)
9 mars – Thony Jourdain
23 mars – Ampli de Québec
6 avril – Polymorph Games
27 avril – Carrefour international de théâtre de Québec
4 mai – Le Pantoum
18 mai – Collectif Fardoche (Marché Saint-Sauveur)

Détails sur la page Facebook du Griendel.

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