L’année 2018 sur Monsaintsauveur : un paysage transformé | 1 janvier 2019 | Article par Véronique Demers

Crédit photo: Suzie Genest

L’année 2018 sur Monsaintsauveur : un paysage transformé

En 2018, la culture a germé, du parc Durocher au Club social Victoria, et on a vu la population se mobiliser pour l’amour de son quartier. Des figures et moments de l’histoire populaire ont attiré l’attention, de même que des changements paroissiaux. Retour sur la vie communautaire et urbanistique de l’année qui vient de prendre fin.

Les Habitations Durocher ont été livrées en 2018, venant remplacer le bâtiment qui abritait le Centre Durocher, démoli en 2016. Les premières familles du projet résidentiel de 68 logements à vocation mixte ont ainsi pu aménager en mai.

Du même coup, le quartier Saint-Sauveur a finalement eu sa bibliothèque, en juin, au rez-de-chaussée des Habitations Durocher. La bibliothèque Saint-Sauveur comprend huit postes informatiques et près de 4000 documents. En guise de touche finale à ce lieu culturel, à l’extérieur du bâtiment du côté de la rue Carillon, une murale d’après l’oeuvre de Dan Brault intitulée Arbre-Phénix a été inaugurée en août.

Le parc Durocher a rayonné de nouveau le 3 juillet, cette fois pour les célébrations entourant la fête de la Ville de Québec dans l’arrondissement La Cité-Limoilou.

Le 18 octobre, une centaine de personnes se sont réunies au Club social Victoria à l’occasion du Forum sur l’accessibilité à la culture dans le quartier Saint-Sauveur, organisé par le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS) et le Conseil régional de la culture.

Saint-Sauveur hier : entassement dans les logements et émeutes

Notre chroniqueur en histoire Dale Gilbert a inauguré sa série d’échanges avec nos lecteurs par un texte sur la vie en logement dans les années 1950. On y dénote quelques différences importantes par rapport à aujourd’hui, comme le fait que près de la moitié des maisons et logements n’avaient pas de bain ou de douche, en dépit d’une toilette. Les gens se lavaient donc «à la mitaine».

Avec son billet sur l’intersection des rues Durocher et Père-Grenier dans les années 1960, où existait alors l’épicerie Gosselin, le collaborateur Jean Cazes a soulevé beaucoup d’intérêt des lecteurs également. Aujourd’hui, le commerce n’existe plus, ayant laissé place à une résidence.

L’année 2018 marquait le centenaire des émeutes commémorées par le Monument Québec, Printemps 2018 d’Aline Martineau, sur Saint-Vallier Ouest à l’angle de la rue Saint-Joseph. Du 28 mars au 1er avril 1918, des milliers de citoyens ont manifesté dans les rues de Québec contre la violence des opérations pour retrouver et arrêter les conscrits insoumis. Devant la montée des tensions, la cavalerie et l’infanterie de l’Ontario et du Manitoba sont débarquées. Le 1er avril en soirée, des militaires armés d’une mitrailleuse ont fait feu sur la foule à l’intersection des rues Saint-Joseph Ouest, Bagot et Saint-Vallier Ouest.

Des gestes concrets d’amour

Quand on dit que cette maison ou cette cour a besoin d’amour, c’est qu’il y a des gestes concrets à poser. Citoyens, organismes et commerçants du quartier Saint-Sauveur ont bien démontré leur volonté à cet égard en 2018, en participant au design, à l’aménagement, à l’animation de places éphémères avec Nature Québec / Milieux de vie en santé. En plus de ces Oasis, l’organisme a aussi travaillé dans le quartier au verdissement et à l’aménagement de classes vertes aux écoles Marguerite-Bourgeoys et Sacré-Coeur.

Les écoles du quartier Saint-Sauveur ont aussi attiré l’attention dans d’autres contextes au cours de 2018. Les élèves de Sacré-Coeur ont ainsi participé à un projet peu commun porté par les Productions Rhizome avec une diversité de partenaires, dont la Joujouthèque et le Pignon Bleu, dans le cadre d’un échange Nantes – Québec : les Contes des Estuaires.

Afin de préserver le parcours régulier de son école secondaire de quartier, un groupe de parents a formé le comité «J’aime Cardi». Devant la mobilisation des parents en grand nombre, la Commission scolaire de La Capitale a décidé de maintenir le programme régulier et l’adaptation scolaire à l’école Cardinal-Roy.

Fusion, départ, canonisation

L’année 2018 a commencé avec la confirmation de la fusion des paroisses Saint-Sauveur, Saint-Malo et Saint-Roch, en vigueur à partir d’aujourd’hui, 1er janvier 2019.

Un changement ne vient jamais seul, dit-on… Ainsi, le curé de Saint-Roch et Saint-Sauveur Jean Picher a démissionné le 31 juillet dernier. L’homme religieux de 72 ans est remplacé par son homologue de Vanier et Saint-Malo, Michel Drouin. Le curé Picher entend toutefois demeurer actif tant que sa santé le permettra. Il est notamment porteur du dossier de la canonisation à venir de Colette Samson, défunte fondatrice de la Maison Revivre.

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