<em>Le feu sacré</em> sur le boulevard Langelier | 20 juin 2019 | Article par Suzie Genest

Le feu sacré

Crédit photo: Sécurité publique Ville de Québec

Le feu sacré sur le boulevard Langelier

Hier, mercredi, a été inaugurée sur le boulevard Langelier l’exposition Le feu sacré, qui souligne le 250e anniversaire du Service de protection contre l’incendie de Québec (SPIQ), fondé en 1769.

L’exposition rassemble 22 clichés de photographes bénévoles du Club Appel 99, de SPIQ.ca et du site partenaire SSIQ.ca. Elle se déploie sur l’extrémité nord du boulevard Langelier, devant le Centre Alyne-Lebel. Le feu sacré doit demeurer en place jusqu’au 6 septembre 2019, indique-t-on sur la page Facebook de Sécurité publique de la Ville de Québec. Notons toutefois que sur le site de la Ville de Québec, une journée des pompiers est annoncée pour le 8 septembre sur le boulevard Langelier.

À compter de la mi-octobre, l’exposition se déplacera au Musée de la civilisation. Le tout fait partie des festivités présentées par le SPIQ et et l’Association des pompiers professionnels de Québec pour célébrer le 250e anniversaire. Plus tôt en juin, le samedi 8, des Portes ouvertes ont eu lieu dans les 16 casernes de l’agglomération.

Un boulevard coupe-feu

Sur le segment du boulevard Langelier au sud du boulevard Charest, on retrouvait déjà un Mémorial en hommage aux pompiers décédés en service et en rappel des incendies qui ont marqué l’histoire locale. On y voit, sur des stèles, les noms et âges des 34 pompiers décédés depuis 1880. Un monument auparavant situé à Limoilou, au parc Mont-Thabor, s’y retrouve également, de même qu’une sculpture de Chanh Trung Truong, « Mission accomplie ». L’ensemble avait été dévoilé en 2016, lors du 150e anniversaire du grand incendie qui avait ravagé plusieurs résidences du quartier Saint-Roch et du quartier Saint-Sauveur, qui était à l’époque une municipalité distincte.

L’aménagement au 19e siècle du boulevard Langelier, alors la rue Saint-Ours, visait à créer une tranchée coupe-feu, après l’incendie dévastateur de 1866. Ce dernier avait incidemment inspiré une série de fiction sur Monsaintroch et Monsaintsauveur en 2016.

À revisiter :

L’incendie de 1866 (1 de 4) – Feu et frayeur