Élections fédérales 2019: rencontre avec Sébastien CoRhino (Parti Rhinocéros) | 11 octobre 2019 | Article par Amélie Légaré

Sébastien CoRhino, candidat du Parti Rhinocéros.

Crédit photo: Courtoisie

Élections fédérales 2019: rencontre avec Sébastien CoRhino (Parti Rhinocéros)

En vue des élections fédérales 2019, nous allons à la rencontre des candidat(e)s de Québec pour connaître leurs motivations et leur vision des enjeux de la circonscription. Sous la forme d’un questionnaire électoral – le même pour toutes et tous –, voici les réponses de Sébastien CoRhino, candidat du Parti Rhinocéros.

Sébastien CoRhino est né à Québec. Il a étudié en informatique et en musique au Cégep de Sainte-Foy. Après avoir complété un BAC en musique à l’Université de Sherbrooke, il a œuvré dans des studios d’enregistrement en Estrie pendant quelques années. Depuis six ans, il est maintenant établi avec sa famille en campagne à proximité de Rimouski. Il a été candidat pour le Parti Rhinocéros pour la première fois en 2008.

Quel est votre lien avec la circonscription de Québec?

Je viens de Québec. C’est sûr que j’aimerais ça [revenir] à Québec. Je suis le chef du Parti Rhinocéros. Le Parti Rhinocéros a 55 ans, il y a eu une centaine de candidats et il y a eu des centaines de milliers de vote. Il y a eu presque un demi-million de votes dans l’histoire du parti, mais il n’y a jamais eu de député Rhinocéros. J’ai regardé la carte du Canada, il y a deux ans, et j’ai dit qu’en 2019, je vais choisir une circonscription gagnable et je vais gagner mes élections. […] Il faut qu’il y ait un député Rhinocéros à Ottawa. En regardant la carte du Canada, j’ai dit c’est Québec qui gagne.

Pourquoi s’être lancé avec le Parti Rhinocéros?

Le Parti Rhinocéros, souvent on le connaît parce que c’est le parti qui fait rire les Canadiens. Je suis d’accord avec ça. Je suis là pour faire rire les Canadiens, ça me fait plaisir. Moi personnellement, et beaucoup de gens dans le parti, on est aussi là pour rire des politiciens. Quand je dis rire des politiciens, c’est sérieux comme job. On trouve les travers, les choses qui n’ont pas de bon sens dans la politique canadienne et on les met à l’avant-plan. […] Je veux démontrer l’absurde de la politique. Je ne sais pas ce qui se passe, mais on dirait qu’un moment donné, on ne voit plus exactement la réalité et on trouve que c’est une bonne idée de flamber 2000 $ de billets d’avion pour faire une photo dans un journal.

Par exemple, la réforme du scrutin est un super bon exemple. […] J’en veux au mode de scrutin et au fait que ça ne change pas et que les politiciens peuvent être élus avec 29 % des votes. Ça n’a pas de bon sens, ça devrait être illégal d’être élu avec 29 % des votes. C’est pour ça que je suis là. J’espère vraiment gagner. Même que si j’étais capable de gagner avec 28 % des votes, ce serait encore mieux.

Selon vous, quels sont les enjeux majeurs dans la circonscription de Québec?

On sait que le troisième lien, ce n’est pas suffisant pour régler le problème du trafic entre Québec et Lévis. Toutes les études le disent et nous, on est pour la science au Parti Rhinocéros donc on s’est dit qu’on allait prévoir tout de suite la construction du quatrième, du cinquième et du sixième lien pour être certain qu’il n’y a aura plus de problème de trafic entre Québec et Lévis. Dans les années 80, le Parti Rhinocéros, on avait promis qu’on allait asphalter le fleuve de Sept-Îles jusqu’à Montréal. Si on avait été élus en tant que gouvernement Rhinocéros en 1980, on n’en aurait pas de problème de trafic entre Québec et Lévis en ce moment parce que ce serait asphalté à grandeur, mais on n’a pas été élus. On était des visionnaires.

La pauvreté a été déplacée. Dans les années 80, elle était dans le Vieux-Port. Après ça, ils l’ont tassée dans Saint-Roch et là, ils la tassent dans Saint-Sauveur et prochain coup, ils vont la tasser dans Vanier. Ils font juste la déplacer jusqu’à ce qu’ils la sortent de la circonscription. Nous, on avait proposé d’abaisser le seuil de pauvreté. Comme ça, il n’y en aurait plus de seuil de pauvreté. On met ça à 100 $ par mois. Il n’y en a plus de pauvres.

Comment entrevoyez-vous l’engagement du gouvernement fédéral dans le projet de transport structurant de la Ville de Québec?

Moi, je voulais offrir des promesses personnalisées sur le sujet du tramway à Québec. Tout le monde qui veut un tramway, je leur promets que je vais le faire. Tout le monde qui ne veut pas de tramway à Québec, je leur promets que je ne le ferai pas. C’est la chose la plus honnête que j’ai entendu un politicien dire parce qu’il y en a qui le disent, mais jamais les deux en même temps. C’est juste un ou juste l’autre. Moi, je dis les deux.

Comment verriez-vous votre rôle de député ici dans votre circonscription par rapport à vos fonctions à Ottawa?

Je trouve ça dangereux Ottawa. J’ai l’impression que les gens qui se mettent à travailler en tant que de député à Ottawa ont de très bonnes idées. […] On dirait qu’après 5 ans, 8 ans ou 10 ans, les gens deviennent de plus en plus déconnectés.

Je trouve ça très important de rester connecté avec la population locale. […] Ce que je pensais, c’est d’avoir un bureau pignon sur rue, un peu comme un café ou une soupe populaire où les gens peuvent venir. Le but, ce n’est pas de concurrencer les commerces locaux. […] Aussi, j’aimerais ça avoir un conseil des sages, une douzaine de personnes qui se réunissent et qui parlent de mon travail à Ottawa. Une fois par mois, j’aurais le rôle d’aller les écouter, et non pas de m’expliquer ou de parler, pour qu’ils me disent mes bons coups et mes mauvais coups dans mon travail de député, dans mon travail de circonscription ou dans mon travail à Ottawa.

Si vous êtes élu le 21 octobre, quelle serait votre première priorité?

Déménager dans Saint-Sauveur avec mes deux enfants et ma femme. Je vous promets que je vais le faire, et même que j’ai hâte.