Le Pignon Bleu : nouvelle direction, même vision | 4 juillet 2018 | Article par Véronique Demers

Sonia Roy, chef au Pignon Bleu et Roseline Roussel, nouvelle directrice générale de l’organisme depuis le 18 juin.

Crédit photo: Véronique Demers

Le Pignon Bleu : nouvelle direction, même vision

Après 23 ans de service, le directeur général du Pignon Bleu, Richard Foy, a quitté ses fonctions à la mi-mai. Il a cédé sa place à Roseline Roussel, nommée à la direction générale depuis le 18 juin dernier.

Il n’a pas été possible de réaliser une entrevue avec M. Foy pour dresser le bilan de toutes ces années et du legs qu’il a laissé. Toutefois, Roseline Roussel a eu l’occasion de le côtoyer au cours de la dernière année, alors qu’elle était adjointe à la direction.

« J’ai beaucoup d’admiration pour lui; il a été mon mentor. C’est un bon vivant, mais aussi un bourreau de travail. Il a amené l’organisation loin, et j’entends poursuivre avec ce qu’il a commencé », mentionne Mme Roussel, faisant référence aux programmes mis en place, au-delà de la sécurité alimentaire, à la base de l’existence de l’organisme.

Un soutien pour 90 % des écoles en besoin

Fondé en 1992 par Line-Sylvie Perron, d’après une étude du CLSC évoquant le besoin criant en sécurité alimentaire dans la Basse-Ville, le Pignon Bleu sert aujourd’hui des collations à 15 écoles primaires et à 7 services de garde.

« Nous voulons couvrir le plus grand territoire en sécurité alimentaire. Pour l’instant, on couvre 90 % des écoles ciblées. Il nous en reste 2-3 à toucher. Notre défi est continuel et se transforme. On paie 60 % des collations, alors que chaque école qu’on dessert paie le reste. Pendant l’année scolaire, 5000 jeunes reçoivent des collations », évalue la directrice générale.

Pas de répit pendant l’été

Alors que plusieurs banques alimentaires ferment leurs portes pendant la saison estivale, le Pignon Bleu poursuit ses activités. « La pauvreté ne prend pas de congé pendant l’été. En collaboration avec la Ville de Québec, on soutient 21 camps de jour dans le cadre de l’Opération Bouffe. On continue d’offrir aussi du dépannage alimentaire à une centaine de familles qui ont des enfants entre 0 et 12 ans », détaille Mme Roussel.

Outre les collations pendant l’année scolaire, le restaurant populaire (sur l’heure du dîner), le dépannage auprès des camps de jour, le Pignon Bleu offre aussi la possibilité à une dizaine de jeunes de jardiner sur son toit, sous la supervision de responsables.

Le Pignon Bleu veut aussi éveiller les jeunes de manière ludique, artistique et sportive. « Il y a 112 familles qui ont accès à tous nos services, incluant l’aide aux devoirs (Compagnons pour grandir) et la préparation aux examens (Compagnons pour réussir). Quelques jeunes qu’on a identifiés qui réussissaient bien ont reçu une bourse d’études pour aller aux Ursulines! », lance Roseline Roussel.

Aide-cuisiniers et ateliers culinaires

Autant les grands que les petits peuvent être aidés à gagner de l’autonomie alimentaire via le Pignon Bleu. Chez les adultes, une formation d’aide-cuisinier de 28 semaines est offerte, ce qui permet à certains d’effectuer un retour avec succès sur le marché de l’emploi. « On a quelques cohortes tout au long de l’année, ce qui nous permet de former 45 aides-cuisiners », précise Mme Roussel.

Du côté des jeunes, le Pignon Bleu entend implanter une formation dans les écoles où elle distribue déjà des collations un programme d’ateliers culinaires. « On voudrait offrir cette activité pendant l’année scolaire, que les jeunes puissent apprendre les bases de la cuisine », conclut Mme Roussel.

Le Pignon Bleu en chiffres depuis 25 ans

  • 10 millions de collations distribuées
  • plus de 20 000 enfants en ont profité
  • 400 000 repas santé servis à 25 000 familles à revenu modeste
  • 700 personnes formées et insérées sur le marché du travail

Le Pignon Bleu
270, rue Saint-Vallier Ouest
418 648-0598