L’Aqueduc comme opportunité de densification urbaine dans Saint-Sauveur | 27 février 2018 | Article par Erick Rivard

Crédit photo: Yannick Beaumont-Pelletier, Annie-Claude Jean-Boisvert, Lucie Palumbo

L’Aqueduc comme opportunité de densification urbaine dans Saint-Sauveur

Lors d’un important atelier de recherche-création en design urbain à l’école d’architecture de l’Université Laval, des étudiants ont récemment proposé d’utiliser la rue de l’Aqueduc pour restructurer de nouveaux milieux de vie au centre-ville. Les deux groupes d’étudiants de maitrise ont articulé leurs hypothèses de requalification urbaine autour d’un nouvel axe cyclable qui s’étend du quartier Montcalm jusqu’aux Galeries de la Capitale!

Les deux projets tirent profit du potentiel de l’emprise non-aedificandi (zone non construisible, qui ne peut recevoir un édifice) de la rue de l’Aqueduc. Le nouveau « vélo-boulevard » convivial, qui met de l’avant les transports actifs au cœur du quartier Saint-Sauveur, permet de revitaliser l’axe de l’Aqueduc par des interventions de densification « chirurgicales » au sud et par la création d’un nouveau quartier aux abords de la rivière Saint-Charles au nord.

Selon l’équipe étudiante composée de Yannick Beaumont Pelletier, Annie-Claude Jean-Boisvert et Lucie Palumbo, le secteur des garages municipaux localisé entre Marie-de-l’Incarnation, la rue Saint-Vallier Ouest, la rivière Saint-Charles, et autour de l’emprise de l’Aqueduc, possède de riches atouts qui peuvent facilement être mis en valeur.

La transformation graduelle de ces parcelles au caractère industriel peut représenter une opportunité de 1200 nouveaux logements, le tout sur un parcours Métrobus et à quelques minutes de vélo du centre-ville. Le projet aspire également à réinvestir et à raviver les berges de la rivière Saint-Charles, tout en mettant en valeur les qualités géographiques exceptionnelles que possède le site grâce à sa relation avec la rivière Saint-Charles.

Des rues adaptées au quartier Saint-Sauveur

Le projet de Frédérique Trottier, Kim Sansregret, Andrée Brunet et Marie-Ève Dionne propose quant à lui de revoir complètement le dessin des rues du quartier pour le remplacer par de nouvelles voies conviviales adaptées à tous les utilisateurs. Ainsi, les « rues vertes et actives » permettent de verdir le quartier et de réduire les îlots de chaleur, tandis que les « rues habitées » mettent de l’avant le caractère partagé de voies où les enfants peuvent jouer en toute sécurité.

Cette hiérarchisation s’accompagne de nouvelles vitesses automobiles réduites et le transit est dorénavant concentré sur les grands axes collecteurs. Autour de nouveaux pôles communautaires et civiques, une densification des friches urbaines est proposée en respectant le gabarit du quartier et les nœuds de transport en commun.

Les projets étudiants peuvent être consultés en ligne : Laboratoire de design urbain