Saint-Vallier Ouest, une rue à revoir | 26 juillet 2017 | Article par Céline Fabriès

Crédit photo: Céline Fabriès

Saint-Vallier Ouest, une rue à revoir

La rue Saint-Vallier Ouest, rue commerçante du quartier Saint-Sauveur, manque d’amour de la part de la Ville de Québec, selon Mbaï-Hadji Mbaïrewaye, candidat de Démocratie Québec. La Promenade Saint-Vallier, une initiative citoyenne, ne suffit pas pour embellir cette rue, que le trafic automobile omniprésent n’aide pas à rendre agréable.

Lors de l’inauguration de la Promenade Saint-Vallier, le 14 juillet dernier, le maire de Québec a promis aux résidents de Saint-Sauveur une « démarche [consultative] afin de revoir, repenser, redessiner la rue Saint-Vallier au complet ». Régis Labeaume s’est même dit prêt à investir des « millions » de dollars pour revitaliser l’artère, qui a toujours été vue comme une rue de transit. Une « annonce électoraliste » selon le candidat de Démocratie Québec du district Saint-Roch–Saint-Sauveur.

Ça fait dix ans que le maire est là et il n’a rien fait, et les commerçants font beaucoup d’efforts pour faire vivre cette avenue », souligne Mbaï-Hadji Mbaïrewaye.

Pour lui, il faut rendre la rue Saint-Vallier Ouest aux piétons et aux cyclistes. « La rue Saint-Vallier Ouest, au lieu d’être une rue commerciale fréquentée par les résidents, est devenue une rue de transit. Il y a tellement de bruit que les gens ne la fréquentent même pas. » Une perception également notée par le maire de Québec lors de l’inauguration : « Saint-Vallier, ç’a toujours été vu comme une voie de transit à Québec. Ça ne peut plus être pensé comme ça. »

Donner plus d’espace aux cyclistes et aux piétons

Parmi les solutions envisagées, Mbaï-Hadji Mbaïrewaye est partisan entre autres de la création d’une piste cyclable et d’une limitation de la vitesse des automobilistes à 30 km/h. Il n’hésiterait pas « à retirer une voie aux automobilistes s’il le faut », si les commerçants et les résidents sont d’accord.

Marc Gagnon, propriétaire de la bijouterie Serge Gagnon, est d’accord pour rendre la rue accessible aux piétons et aux cyclistes, mais pas très enthousiaste à l’idée de retirer une voie aux voitures ni des stationnements. « Un centre-ville pour que ça soit viable, d’après moi, il faut quand même garder un accès pratique à l’automobile. On est un quartier où on a beaucoup de commerces de destination », analyse le bijoutier.

Cependant, Marc Gagnon, tout en gardant « un accès faciles aux voitures », estime nécessaire d’aménager la rue de manière à « ralentir les automobilistes » en installant « des entraves », comme « des dos d’âne ».

Attirer les touristes du Vieux-Québec

Le candidat de Démocratie Québec ne veut pas se limiter à la revitalisation de la rue Saint-Vallier Ouest, mais faire également la jonction avec la rue Saint-Joseph. Il songe à un circuit piétonnier et cycliste de la rue Saint-Dominique jusqu’à Marie-de-l’Incarnation, voire jusqu’au quartier Saint-Sacrement via la Pente Douce.

Installée depuis quatre ans sur la rue Saint-Vallier Ouest, la propriétaire du casse-croûte Chez Vallière, Audrey Larose, ne trouve pas la rue Saint-Vallier Ouest très rassembleuse. « Moi, ma clientèle, ce ne sont pas les automobilistes, alors oui, une piste cyclable, c’est pas fou. Ça serait un moyen d’attirer les gens », affirme la restauratrice.

Le candidat de Démocratie Québec rêve également d’attirer les touristes en Basse-Ville pour leur faire vivre une expérience différente du Vieux-Québec. « On a un très beau quartier avec un cachet, un bâti particulier qu’il faut faire voir aux gens », explique Mbaï-Hadji Mbaïrewaye.

« Les Américains, quand ils viennent [à Québec], ils vont dans le Vieux-Québec parce qu’ils retrouvent le cachet européen, mais on l’a ici aussi. Je n’enlève rien au Vieux-Québec, mais il faut que les gens vivent aussi d’autres richesses que le Vieux-Québec », poursuit-il.

Pour le candidat aux élections municipales, il est donc temps d’investir en masse dans le quartier avec le réaménagement la rue Saint-Vallier Ouest, mais aussi dans un programme d’aide à l’amélioration des façades et dans la construction d’une Maison de la culture.