Le Ballroom Country, un <em>dance club</em> western en plein centre-ville | 7 novembre 2017 | Article par Dominic Champagne

Crédit photo: Dominic Champagne

Le Ballroom Country, un dance club western en plein centre-ville

À deux minutes du secteur Saint-Malo se trouve depuis peu le Ballroom Country, un bar spécialisé western. En empruntant la rue Raoul-Jobin vers l’ouest, c’est au bout !

On termine de clouer une nouvelle banquette lorsque j’arrive dans le nouvel agrandissement. Le désagrément est compensé par une tournée de Goldschlager pour les clients impatients d’investir la nouvelle piste de danse. Les cowboys dans la place, à gorge déployée, crient des yahooooooo! sentis en apprenant l’aubaine. La soirée ne fait que commencer…

Un autre cowboy installe de façon fougueuse une télé plasma (40 pouces) au centre du restaurant, pas de problème! Rien de trop beau pour la classe ouvrière, ou plutôt pour les cowboys qui s’impatientent, en attendant que la piste soit prête. Après avoir assisté à cette mise en scène des plus efficace, une vingtaine de danseurs vont prendre le plancher durant la prochaine heure pour apprendre une nouvelle danse en ligne.

Assis sur ma banquette, je parcours le menu

L’assiette ribs et l’assiette bavette sautent aux yeux, mais puisque je veux essayer un peu de tout, j’approfondis mes recherches. Une liste impressionnante de drinks est offerte à la page. Servis dans des pots Mason, on peut commander par exemple un Mojito Jane Doe composé de rhum blanc, soda, liqueur de litchi, menthe fraîche, fraise et lime écrasées pour 10,44 $. Si vous achetez cinq Bull Rider’s (un cocktail à base de tequila), vous obtenez une chance de gagner trois billets VIP pour le prochain spectacle de Shania Twain au Centre Vidéotron.

N’étant pas un amateur de cocktails, j’ai bu sept pintes de Brise du Lac de la microbrasserie Archibald, qui étaient à 4,78 $ durant toute la soirée.

L’offre d’entrées est déchirante. Tiraillé entres les ailes de poulet et les oignons français, je me résigne à demander à mon cowboy serveur quelle est son entrée préférée. Alors, ce sera les nachos Ramblin’ Man à 8,88 $. Ma culture western étant limitée, j’ai cru à une obscure référence à Félix Leclerc ? Petit prix pour ces nachos nappés de bacon, de deux fromages cheddar, d’un trio de poivrons, jalapenos et décorés d’une fabuleuse sauce barbecue. Ils sont servis avec salsa, crème sûre cajun et olives en boîte on the side.

Les nachos en tant que tels sont plutôt industriels, ce qui n’enlève rien au goût, mais ce serait bien meilleur avec des nachos maison ou seulement des Tostitos rouges tomate basilic. Les olives en boîte sont correctes, mais on les voudrait fraîches de la Fruiterie 440, disons, encore une fois… Pour le reste, c’est fort agréable, bien que j’aie eu le hoquet pendant cinq minutes à cause des piments forts. Très appréciées, la salsa et la crème sûre au cajun.

Quatre roues motrices

Comme un tour en véhicule tout-terrain, l’assiette 4-Wheel Drive (15,95 $) est le burger le plus populaire de l’endroit, et avec raison. Une boulette assaisonnée servie avec de la mayonnaise américaine, tomates, oignons français, laitue, cornichons, fromage orange et bacon. D’ailleurs, parlant de ce dernier, en scindant mon burger en deux, j’ai le délice d’entendre et de sentir la croûte de bacon se couper sous la pression de mon couteau, une sensation remarquable. Le pain, un peu doré et caramélisé, est d’une texture idéale. Je le trempe dans le restant de la sauce salsa et de la crème sûre des nachos précédent, un moment charnel.

On aimerait une sauce maison, par contre, pour tremper son burger et ses frites, au lieu des  sacs de ketchup et mayonnaise. Je me demande souvent, quand je mange de bonnes frites : quel serait le résultat avec une poutine?

La poutine Hank William, le 3e du nom

On m’assure que la poutine Hank William III est la plus populaire. Bien que je n’aime pas les champignons, il faut que je lui rende honneur. À mon avis, c’est la poutine idéale de lendemain de veille. Malheureusement, on dirait que le cuisinier a manqué de poivrons et d’oignons dans ma Hank; la poutine spéciale Pierrot servirait d’exemple. La Hank donne très soif, en plus de rendre la digestion difficile : elle est trop salée. Par contre, la sauce aux poivres et les magnifiques morceaux de contre-filet triple AAA sont d’enfer, la viande est rosée à point.

Une bagarre générale spacieuse

Pour faire descendre le tout, je me rends sur la piste pour tenter la danse en ligne. Étant avancé en alcool, je bouscule pas mal de cowboys et engendre une bagarre générale digne du far west. L’endroit est vaste et idéal pour lancer la chaise ou se prendre un poing dans la gueule sans avoir peur de se casser le cou de façon impromptue sur un coin de table. Après avoir essuyé le sang sous mes narines, je retourne dans Saint-Roch chargé de nostalgie et de nouvelles amitiés…

Évidemment, c’est une blague! L’ambiance western du Ballroom Country est une des plus peace and love. Je m’y suis senti chez moi tout au long de la soirée.

Blague à part

Le Ballroom est immense et nous transporte dans une ambiance à la Saint-Tite en plein centre-ville de Québec. Le menu est varié; l’atmosphère, chaleureuse et festive. Il ne faut pas se gêner pour risquer la danse en ligne. C’est le bon endroit pour apprendre, même si c’est beaucoup plus difficile qu’on pense et que certaines chansons country ont des danses spécifiques insoupçonnées.

Pour les fans d’ambiance western, ce club risque d’étancher la soif du cowboy en vous. L’expérience dépaysante devrait vous transporter. Pour ma part, je connais dorénavant la destination de ma prochaine soirée d’anniversaire.

Ballroom Country Charest
1130, boulevard Charest Ouest
418 914-5920