Saint-Sauveur, tout le monde en parle

Le quartier Saint-Sauveur fait jaser et c’est encore mieux quand ce sont les résidents qui en parlent eux-même. Deux soirées de discussion ont été organisées par le projet Ma communauté, mon quartier mis sur pied par l’Approche territoriale intégrée (ATI) de Saint-Sauveur. L’exercice proposé aux  citoyennes et citoyens était d’ identifier les forces et les faiblesses de leur quartier. Verdict : un amour profond de leur quartier qui transcende les âges et les différences sociales malgré certains préjugés tenaces et de légitimes préoccupations quant à leur cadre de vie .

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Identifier les forces et faiblesses du quartier

Âgés de 20 à 70 ans, anciens et  nouveaux résidents ont répondu à l’appel en grand nombre pour s’exprimer sur ce qui les touche vraiment. On parle donc ici de perceptions et les participants étaient invités à s’exprimer sur 40 énoncés regroupant des thématiques telles que : les services et les activités, l’environnement, le vivre ensemble ou encore l’économie et l’emploi. Premier constat commun : un profond attachement au quartier que l’on y réside depuis 2 mois ou depuis 50 ans.

Logement et aménagement des rues au centre des préoccupations

Outre ce sentiment d’appartenance très fort, la première préoccupation concerne le logement. L’augmentation des prix et la baisse de la qualité des logements sont des facteurs qui semblent poser problème. Se loger devient cher et plus compliqué que l’on soit locataire ou propriétaire. L’autre préoccupation majeure et qui soulève de nombreux débats, c’est véritablement les questions d’aménagement urbain et de circulation. Un problème manifestement récurrent, des poteaux au beau milieu des trottoirs et le déneigement considéré comme déficient, qui pousse les piétons à circuler sur la chaussée s’exposant ainsi à la circulation automobile. Il en résulte un très fort sentiment d’insécurité partagé par tout les résidents.

« Saint-Sauveur, j’y élèverais pas mes enfants »

« C’est ce genre de commentaires que l’on peut entendre lorsque que l’on fait le choix de s’installer dans le quartier », mentionne une résidente qui a dû se justifier à un membre de sa famille. Un des points largement discuté durant les deux consultations fut la « mauvaise réputation » présumée du quartier Saint-Sauveur. Plusieurs résidents se sont dits victimes de préjugés quant au choix de leur lieu de vie,  un préjugé tenace mais qui peut changer quand on prend le temps de découvrir le quartier. La plupart des participants disent pourtant se sentir en sécurité dans leur quartier.

Verdir Saint-Sauveur

La divergence de perception est apparue sur un thème moins attendu, celui du verdissement. Les résidents proche du Parc Victoria s’estiment comblés en terme d’espace et de fraîcheur estivale. C’est un autre constat pour ceux qui résident dans des rues sans arbres et sans verdure, l’été il fait chaud à Saint-Sauveur, et les îlots de chaleurs sont une réalité vécue par beaucoup de résidents. Il reste encore beaucoup de travail pour verdir Saint-Sauveur.

Et après on fait quoi ?

Tout d’abord, sachez qu’il reste une occasion de participer, soit le 28 mai prochain dès 18 h 30. Pour connaitre le lieu, il faut d’abord s’inscrire. Ensuite pour passer des paroles aux actes, il sera offert aux participants de s’impliquer directement dans l’organisme de leur choix qui développe des projets sur la thématiques en lien avec les enjeux soulevés lors de ces soirées. Une bonne occasion de s’investir et faire une différence dans son milieu de vie.