Logement social: les groupes membres du FRAPRU à Québec confient une «mission» à des élus du NPD

Quartier Saint-Sauveur
Vue rapprochée sur le quartier Saint-Sauveur à partir de l’Observatoire de la Capitale. 17 octobre 2012.
À un an de la date prévue des élections générales au Canada, les groupes membres du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) pressent les partis d’opposition de faire connaître sans plus tarder leurs engagements en matière de logement social. Dans ce but, les groupes membres du FRAPRU à Québec, dont fait partie le Comité des citoyennes et des citoyens du quartier Saint-Sauveur, se sont rendus hier aux bureaux d’Annick PapillonRaymond Côté et Denis Blanchette, trois députés du NPD.Porte-parole pour cette action, Nicolas Lefebvre-Legault a tenu à préciser:

Aujourd’hui, nous avons confié aux trois député-e-s une mission, celle de s’engager à insister auprès du chef du Nouveau parti démocratique, Thomas Mulcair, pour qu’il présente le plus rapidement possible des engagements électoraux qui permettraient d’assurer l’avenir du logement social au Canada. M. Mulcair a déjà commencé à dévoiler ses engagements sur d’autres enjeux. Pourquoi ne le ferait-il pas sur une question aussi importante que le droit au logement? Pourquoi ne le mettrait-il pas au cœur de ses préoccupations, quand on sait que 773 700 ménages locataires canadiens, dont 228 000 au Québec, consacrent plus de la moitié de leur revenu au logement, alors que la limite généralement admise est de 30 %?»

Les groupes membres du FRAPRU à Québec considèrent que le laisser-faire actuel du gouvernement de Stephen Harper met le logement social en péril. Leur porte-parole se dit par ailleurs scandalisé que les conservateurs continuent de faire la sourde oreille aux demandes de plus en plus pressantes d’organisations et de municipalités qui réclament la prolongation des subventions qu’Ottawa verse depuis des décennies aux logements sociaux existants. À terme, 125 500 de ces logements seraient touchés au Québec.