Le festival Saint-Sauveur en lumière!

Aussi bien l’avouer tout de suite avant que vous ne le découvriez : le titre de ce billet est trompeur. Non, la ville de Québec ne vient pas d’annoncer un nouveau festival sur le modèle de Montréal en lumière pour notre quartier. C’est une astuce. Une accroche. Quasiment un mensonge. Bref, une chose à ne pas faire. Si vous saviez comme j’ai honte… Ceci dit, je crois pouvoir être pardonné puisque je vais tout de même vous parler de festivals, de lumière et, bien sûr, de Saint-Sauveur.

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La lumière comme une fête

J’étais à Lyon, en France, il y a quelques semaines. Chanceux? Oui, je sais! C’était en plus à l’occasion de la Fête des lumières qui s’y tient chaque année depuis 1999. Pour ceux qui ne la connaissent pas, cette fête attire des millions (!) de visiteurs qui y viennent pour assister en masse à des projections extérieures spectaculaires sur des façades de bâtiments ou pour admirer des œuvres artistiques qui ont recours à la lumière. À l’occasion de la dernière édition, près de quatre-vingt créations lumineuses ont illuminé les rues de Lyon pendant quatre jours. De quoi animer les soirées d’hiver qui y sont aussi longues qu’ici.

Une stratégie payante

Le recours à la lumière pour animer les espaces extérieurs des villes est de plus en plus populaire à travers le monde. À preuve, les festivals qui ont comme thème central l’utilisation festive de la lumière – les festivals lumière – ne cessent de se multiplier. Depuis sa création, la Fête des lumières de Lyon a en effet inspiré plusieurs dizaines de villes, dont Montréal et Québec.Cette popularité grandissante de la lumière ne se limite cependant pas aux festivals. De nombreux projets l’utilisant sont déployés dans les villes au sein de stratégies qui visent à attirer les touristes et les visiteurs et, par la même occasion, à favoriser l’achalandage des commerces locaux. On peut penser à la création d’œuvres d’art public lumineuses (Montréal vient tout juste d’en inaugurer une), à la mise en lumière de bâtiments ou à l’illumination d’artères commerciales. Et ça fonctionne! La lumière incite en effet les gens à sortir davantage durant des moments – la nuit, généralement l’hiver – où l’on a plutôt le goût de demeurer bien au chaud à l’intérieur.La ville de Québec n’est pas restée à l’écart de ce mouvement. Le Moulin à images, qui a connu un immense succès, en est sans contredit la manifestation la plus spectaculaire chez nous. C’est aussi dans le Vieux-Québec que s’est tenu cet hiver le premier Festival des lumières de Québec. D’autres exemples? L’illumination de la rue Saint-Joseph, le plan lumière de la 3e avenue, la mise en lumière de plusieurs édifices patrimoniaux ou encore le Festi Lumière de l’Aquarium de Québec.

Et Saint-Sauveur dans tout ça?

Saint-Sauveur, malgré sa qualité de quartier central, me semble jusqu’à présent avoir été plutôt timide en ce qui concerne l’utilisation de la lumière pour se mettre en valeur. Nous avons bien eu droit à des couronnes de Noël sur les lampadaires de la rue Saint-Vallier et à des arbres décorés dans le temps des Fêtes, mais cela reste peu marquant. Quelques projets lumière pourraient certainement mettre plus de vie dans le quartier durant la longue saison hivernale et susciter la fierté de ses habitants. Des idées?Moi, je verrais bien pour commencer une œuvre d’art lumineuse en plein centre de l’anneau de glace du parc Durocher ou une belle illumination de la rue Saint-Vallier. Cela pourrait constituer des projets intéressants pour la ville ou la toute nouvelle Société de développement commercial de Saint-Sauveur.Bref, vous l’aurez compris, mon petit mensonge ne visait qu’une chose : ne pas laisser Saint-Sauveur… dans le noir.