Arpenter Saint-Sauveur

Jean-Philippe LéveilléIl y a quelques années, je ne me rappelle plus à quelle occasion, j’ai fais le décompte du nombre de fois où j’avais déménagé depuis mon départ du nid familial. J’en étais arrivé au nombre assez impressionnant de vingt-deux, nombre qui a depuis encore augmenté. Au cours de ces déménagements, trois continents, quelques pays étrangers, plusieurs villes et de nombreux quartiers. Aussi bien dire que j’ai la bougeotte! Pourtant, j’habite Saint-Sauveur depuis cinq ans maintenant. Un record personnel! Qu’est-ce qui me retient donc ici?Si je demeure dans Saint-Sauveur, c’est pour le plaisir que ce quartier me procure. J’aime son charme plus discret que celui d’autres et qui reste ainsi bien souvent caché aux yeux du visiteur. Je profite de l’espace qu’il me laisse pour planter mes tulipes à l’automne et cultiver mes tomates à l’été. J’apprécie sa proximité avec le centre-ville qui me permet d’aller faire mes emplettes à pied ou de flâner à la librairie Pantoute par un dimanche pluvieux. Je me sens plus à l’aise parmi ses authentiques racines que chez les bobos ou les banlieusards. Quoi d’autre? J’ajouterais : ses restaurants sans prétention, son parc Durocher animé tous les jours et en toutes saisons, ses superbes maisons ouvrières, le parc de la Saint-Charles qui m’a incité à me mettre au jogging, ses chats, son histoire et le fait que plusieurs de mes ami(e)s aient eux-aussi choisi de l’habiter… Bien sûr, comme nous tous, il a aussi ses mauvaises habitudes, mais somme toute, le positif l’emporte largement. Saint-Sauveur : si j’y suis et si j’y reste, c’est parce que je m’y sens bien!C’est pour partager quelques-unes des observations qui me viennent quotidiennement lorsque je l’arpente que j’ai entrepris de collaborer avec les blogueurs de Monsaintsauveur.com, qui comme moi sont des passionnés de ce quartier.

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